vendredi 21 septembre 2018

Un petit goût de sandwich


Ce midi, j'avais envie de manger un sandwich. En honneur du traditionnel vendredi sandwich qui a réunit quelques intéressés de politique pendant un an devant l'Assemblée nationale à Québec. Ces petites rencontres avaient pour but de discuter de politique et des aberrations qui nous entourent.

Au début de la semaine, avec Yves et Clément, nous avons publié des questions en lien avec les enjeux du numérique. Nous avons soumis ces huit questions à des porte-paroles des quatre principaux partis politiques. Nous avons déjà reçu les réponses de deux partis sur quatre et nous nous apprêtions à les rendre publique sur nos blogues respectifs.

Or, voilà que le Directeur général des élections (DGE) est venu brouiller les cartes. L'organisme a envoyé des mises en demeure à Équiterre et à la Centrale des syndicats du Québec sous prétexte qu'ils avaient publié sur leur site web respectif les positions des principaux partis politiques (et défrayer des coûts pour le faire et donc cela deviendrait une dépense électorale illégale). Ces deux organisations l'avaient pourtant fait de bonne foi, sans partisanerie, avec l'objectif d'informer leurs membres et autres internautes.

Et nous, avec nos questions sur le numérique, nous nous apprêtions à publier des positions politiques. Serons-nous des hors-la-loi? Yves et Clément en parlent aussi sur leur blogue.

Dans ce contexte, on peut se demander: Où est la liberté d'expression? Mais surtout où est le droit à l'information?

Je me souviens d'une époque où je travaillais pour un blogue en éducation et où nous publions les visions des partis politiques en éducation pendant les campagnes électorales. Cela n'a jamais posé de problèmes.

Avouons-le, il n'y a pas grand monde qui prend la peine d'aller lire les programmes complets des partis politiques sur leur site. Alors, ce genre d'initiative devrait être applaudit et encouragé. Il y a des gens qui se donnent la peine de repérer l'information et de la relayer au plus grand nombre pour les informer.

Pourtant, le DGE a décidé de faire du zèle avec une vieille loi qu'il n'avait jamais appliqué jusqu'à aujourd'hui.

Au même moment où il dépense des fortunes pour inciter les gens à s'intéresser à la politique, il empêche une information juste et pertinente de circuler sur le web. Et, disons-le aussi, à l'ère numérique, le web devient la principale source d'information pour bien des gens. Les grands médias n'ont plus le monopole de la transmission de l'information.

Peut-être que nous aurions dû adresser quelques questions d'ordre numérique au DGE aussi...

Nous publierons les réponses quand même. La plateforme que j'utilise pour mon blogue est gratuite. Je devrais m'en tirer et ainsi pouvoir contribuer au débat public. Ce sera ma façon de dénoncer ce genre d'aberration. On est en 2018. On essaie d'encourager les gens à s'intéresser à la politique, même si ce n'est pas facile. Il ne faudrait pas se taire quand même!

Dans l'attente des premières réponses officielles des partis politiques, vous pouvez lire les textes de Carl Frédéric De Celles et Pierre-Luc Lachance qui ont décidé de participer à la réflexion et de répondre.

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