Avec l’arrivée du livre numérique, de plus en plus de possibilités s’offrent aux éditeurs. Plus que tout autres les éditeurs de littérature jeunesse voient les possibilités de distribution de leurs titres se multiplier. Tellement qu’il devient parfois difficile pour eux de choisir la bonne option.
L’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) a récemment présenté une journée de perfectionnement professionnel sur le thème de l’avenir de la littérature jeunesse. Une grande partie des discussions de la journée ont porté sur les opportunités offertes par le numérique.
Florence Roche, productrice exécutive chez ODD1, un studio de développement de jeux et contenus interactifs jeunesse, présenté quelques chiffres à propos de la présence du numérique dans le quotidien des enfants. Rappelons que les 0-12 ans n’auront jamais connu le monde sans l’omniprésence de la technologie.
Selon le rapport « Understanding the Children’s Book Consumer in the Digital Age », 27% des enfants de 7 à 12 ans ont leur propre ordinateur personnel, 25% on un téléphone portable et 7% ont une liseuse. De façon plus large, même dans les foyers où les enfants n’ont pas leur propre appareil électronique, les parents prêtent allègrement leurs appareils aux enfants. Le rapport fait mention que les foyers avec les plus grands lecteurs sont aussi ceux qui sont le plus équipés en technologie.
De tous les appareils de lecture disponibles sur le marché, les tablettes (et plus spécifiquement le iPad) et les téléphones intelligents (avec le iPhone en tête) sont les préférés des amateurs de technologie (selon Uncovering Ebooks’ Real Impact de Aptara Survey of Publishing Professionals).
Quel format choisir?
Devant cette importance du numérique, les éditeurs jeunesse se tournent vers ce nouveau médium pour rejoindre les lecteurs. Mais, attention, entre le PDF, le ePub, le ePub enrichi, l’application, le jeu en ligne et même activités pour tableau blanc interactif, les possibilités sont pratiquement infinies (et le coût possible aussi!). Pour quel format se laisser tenter?
Malheureusement, il n’y a pas de bonne réponse. Il s’agit surtout d’y aller de sa propre stratégie, en fonction du type de livres produits (album, petit roman, etc.) et de la suivre. Bien sûr, le chemin emprunté pourra être influencé par les moyens financiers dont chaque éditeur dispose, mais il s’agit surtout de se bâtir un plan de match.
C’est du moins l’avis des éditeurs jeunesse qui étaient présents lors de la journée, dont certains ont participé à une table ronde. Tous sont unanimes : « Même si l’aventure du numérique ne rapporte pas encore financièrement, il faut être présent dans cet univers. L’important est de considérer le passage vers le numérique comme un investissement pour l’avenir. »
Par exemple, les Éditions de l’Isatis offre tous ses albums jeunesse en format PDF. Elle a aussi développée, en partenariat avec De Marque, une série d’activités pour tableau blanc interactif destinée aux écoles primaires. De son côté, La Montagne secrète a choisi le chemin des applications iPad, mais rendra également ses ouvrages disponibles en format PDF et ePub. Pour sa part, Simon Payette, de Chouette Editions, qui publie exclusivement des ouvrages avec le célèbre personnage Caillou, doit regarder les multiples propositions qui s’offrent à lui à l’international. Il est présentement en train de mettre en place sa stratégie numérique.
Le rôle de l’éditeur
Face à l’univers éclaté du numérique, une chose demeure constante : le rôle de l’éditeur; celui-ci conservant toute son importance. Car, peu importe, le format final choisi pour la distribution, l’éditeur, qui est le premier à choisir ce qui sera publié ou non, joue un rôle de premier plan. Peut-être encore davantage alors que les formats tendent à se multiplier.
C’est le rôle de l’éditeur de faire le tri parmi tous les textes qui peuvent être publiés, mais c’est aussi son rôle de trouver le bon format qui rendra justice au contenu. À l’heure où pratiquement toutes les possibilités sont offertes, il lui revient de ne pas « noyer » le texte à travers des animations et autres enrichissements de tout genre. En tout premier lieu, le numérique doit être vu comme un plus qui bonifiera le contenu original.
Oui, dans bien des cas, le numérique peut venir s’ajouter à la tâche des éditeurs déjà fort bien occupés. Néanmoins, il n’y a rien de mieux que de prendre un temps d’arrêt pour réfléchir à l’avenir. Le marché du numérique peut sembler encore marginal aujourd’hui, mais son taux de croissance est fulgurant. Il vaut peut-être mieux prendre une longueur d’avance dès maintenant!
mercredi 7 mars 2012
samedi 11 juin 2011
Connaissez-vous LE lecteur de livres numériques?
« Jamais, jusqu’à aujourd’hui, nous n’avions eu une description aussi précise du lecteur de livres en général et du lecteur de livres numériques en particulier », affirme Michael Tamblyn de la boutique de livres numériques Kobo, soutenue par les libraires Indigo au Canada et Borders aux États-Unis. C’est que, depuis une année et demi, les gens de Kobo ont passé de nombreuses heures à récolter toutes sortes de données à propos de leurs clients. Les informations dont ils disposent sont à la fois surprenantes et prévisibles! En voici un aperçu.
Commençons par quelques données très intéressantes (en ce qui me concerne du moins) et qui ne sont pas si médiatisées… Kobo a étudié la courbe de lecture de ses clients, c’est-à-dire les moments dans la journée où ceux-ci lisent. Résultat : contrairement à la croyance populaire les plus grands lecteurs ne sont pas ceux qui lisent le soir.
« C’est même complètement l’inverse », indique Tamblyn. De fait, les gens qui lisent le soir y consacrent en moyenne 15 à 20 minutes, soit juste quelques minutes avant de se mettre au lit, alors que les gens qui lisent pendant la journée le font pour des périodes de plus de 30 minutes. Les lecteurs sont particulièrement actifs aux heures de pointe (6h à 9h et 15h à 18h), ce qui laisse deviner que les utilisateurs de transport en commun sont de grands lecteurs et que le livre numérique correspond à leur style de vie.
S’il y a moins de livres numériques qui se lisent le soir, on assiste tout de même à une période de pointe pour l’achat de bouquins, entre 20h et minuit. Comme ce sont des heures où les gens sont généralement à la maison, ils se permettent de flâner dans les rayons virtuels des boutiques de livres numériques et de faire des achats. Ces boutiques sont ouvertes 24h sur 24 et nul besoin de se déplacer pour les visiter!
Flâner en ligne à la recherche d’un livre, c’est bien. Mais, si les consommateurs ont la possibilité de consulter des extraits avant de faire un achat, c’est encore mieux! « Les extraits de livres sont déterminants sur les ventes de livres numériques. Le consommateur doit pouvoir se faire une juste idée du produit qu’il s’apprête à acheter afin de faire un choix éclairé », souligne Tamblyn.
Généralement, l’extrait offert gratuitement correspond au premier chapitre ou à 5% du livre. L’équipe de Kobo mène présentement des recherches pour déterminer la « longueur idéale » de l’extrait qui devrait être offert.
Le lecteur de livres numériques
Le lecteur de livres numériques n’a pas un profil unique. Kobo identifie quatre types de consommateurs et concentre maintenant l’ensemble de ses opérations marketing autour de ceux-ci.
La lectrice insatiable
C’est une femme.
Elle lit des ouvrages de fiction (autant de la fiction pour adultes que celle destinée aux adolescents) et des biographies.
Elle lit sur une tablette à encre électronique, le plus souvent un Kobo Reader.
À sa première visite chez Kobo, elle a dépensé 35$. Puis, à chaque visite, elle dépense 25$ en moyenne. De plus, elle termine un livre aux 3-4 jours, ce qui fait qu’elle passe environ sept commandes par mois. Autrement dit, c’est la consommatrice rêvée!
Fait à noter : elle est généralement cliente depuis juin 2010 et elle achète de plus en plus.
Mentionnons également que ceux qui sont devenus clients chez Kobo en novembre 2010 dépensaient 70% plus d’argent dès leur première commande que ceux qui étaient devenus clients en juin 2010.
Selon Tamblyn, cela s’explique par le catalogue en croissance, le marketing de plus en plus ciblé, la communication accrue sur le Web et le fait que la lecture numérique est de plus en plus connue et reconnue comme étant accessible à tous.
Le lecteur sur petit écran
C’est le plus souvent une jeune femme.
Elle lit des ouvrages généraux, de « romance » ou de « fantasy ».
Elle lit uniquement sur son téléphone intelligent, le plus souvent un iPhone.
À sa première visite chez Kobo, elle a dépensé 15$. Puis, à chaque visite, elle dépense 11$ en moyenne. Elle passe environ une commande par mois. Ce n’est donc pas une consommatrice extrêmement payante, mais elle est fidèle.
« Ce segment représente la majorité des consommateurs de livres numériques pour le moment, il est donc très important. Il faut reconnaître que ces lecteurs, qui lisent sur petits écrans, ont moins de tolérance face au prix des livres. Un livre doit coûter entre 7$ et 9$ pour l’intéresser. »
Ce segment de lecteur participe également à la consécration du ePub comme véritable format de la lecture numérique, puisque le PDF se lit extrêmement mal sur un petit écran. J’ai d’ailleurs récemment abordé ce sujet ici même sur mon blogue.
Le lecteur social sur iPad
C’est le plus souvent un jeune homme.
Il lit uniquement sur un iPad.
À sa première visite chez Kobo, il a dépensé 22$. Puis, à chaque visite, il dépense 16$ en moyenne. Il passe environ 4,5 commandes par mois, ce qui en fait un consommateur intéressant.
Cette catégorie de lecteur est en croissance depuis le lancement de l’application Reading Life de Kobo, une application où tout peut être partagé sur les réseaux sociaux (annoncer qu’on débute la lecture d’un livre, partager un paragraphe, annoncer qu’on a terminé un livre, etc.). De plus, chaque moment de lecture est comptabilisé. Il est même possible pour les lecteurs de recevoir des récompenses, lorsqu’ils auraient lu tous les ouvrages d’un auteur en particulier, par exemple. Évidemment, ces récompenses peuvent être affichées sur les réseaux sociaux.
Selon Tamblyn, 98% des utilisateurs de Reading Life utilisent les fonctions sociales. Cette application est maintenant offerte sur iPhone et le sera bientôt sur Kobo Reader. Il affirme également que les utilisateurs de Reading Life passent 50% plus de temps à lire que les autres lecteurs de livres numériques. L’aspect social représenterait donc une motivation supplémentaire pour encourager les gens à lire davantage.
Le collectionneur de livres gratuits
C’est un homme.
Il lit beaucoup sur ordinateur.
Il recherche uniquement des livres gratuits. Peu importe, le contenu, si c’est gratuit, il le télécharge dans son ordinateur. Il veut se constituer une bibliothèque de livres gratuits. Il a accès du contenu auquel il n’avait pas accès avant et il est comblé. Cependant, il est très résistant au marketing.
Tamblyn rappelle qu’il faut distinguer ce type de lecteur de ceux qui téléchargent un livre gratuit pour faire l’essai de la lecture numérique et qui ensuite paient pour leurs livres. Ceux-ci sont quand même très nombreux. Le collectionneur de livres gratuits n’a aucune intention de payer pour un livre!
Finalement, Tamblyn rappelle aux éditeurs que les consommateurs veulent des best-sellers en numérique. Les livres qui se vendent le mieux en numérique sont souvent ceux qui se vendent bien aussi en papier, dit-il.
La conférence de Michael Tamblyn, présentée dans le cadre d’une série de présentations en ligne de l’organisme Tools of change for publishing (TOC), est maintenant accessible en ligne dans son intégralité.
Commençons par quelques données très intéressantes (en ce qui me concerne du moins) et qui ne sont pas si médiatisées… Kobo a étudié la courbe de lecture de ses clients, c’est-à-dire les moments dans la journée où ceux-ci lisent. Résultat : contrairement à la croyance populaire les plus grands lecteurs ne sont pas ceux qui lisent le soir.
« C’est même complètement l’inverse », indique Tamblyn. De fait, les gens qui lisent le soir y consacrent en moyenne 15 à 20 minutes, soit juste quelques minutes avant de se mettre au lit, alors que les gens qui lisent pendant la journée le font pour des périodes de plus de 30 minutes. Les lecteurs sont particulièrement actifs aux heures de pointe (6h à 9h et 15h à 18h), ce qui laisse deviner que les utilisateurs de transport en commun sont de grands lecteurs et que le livre numérique correspond à leur style de vie.
S’il y a moins de livres numériques qui se lisent le soir, on assiste tout de même à une période de pointe pour l’achat de bouquins, entre 20h et minuit. Comme ce sont des heures où les gens sont généralement à la maison, ils se permettent de flâner dans les rayons virtuels des boutiques de livres numériques et de faire des achats. Ces boutiques sont ouvertes 24h sur 24 et nul besoin de se déplacer pour les visiter!
Flâner en ligne à la recherche d’un livre, c’est bien. Mais, si les consommateurs ont la possibilité de consulter des extraits avant de faire un achat, c’est encore mieux! « Les extraits de livres sont déterminants sur les ventes de livres numériques. Le consommateur doit pouvoir se faire une juste idée du produit qu’il s’apprête à acheter afin de faire un choix éclairé », souligne Tamblyn.
Généralement, l’extrait offert gratuitement correspond au premier chapitre ou à 5% du livre. L’équipe de Kobo mène présentement des recherches pour déterminer la « longueur idéale » de l’extrait qui devrait être offert.
Le lecteur de livres numériques
Le lecteur de livres numériques n’a pas un profil unique. Kobo identifie quatre types de consommateurs et concentre maintenant l’ensemble de ses opérations marketing autour de ceux-ci.
La lectrice insatiable
C’est une femme.
Elle lit des ouvrages de fiction (autant de la fiction pour adultes que celle destinée aux adolescents) et des biographies.
Elle lit sur une tablette à encre électronique, le plus souvent un Kobo Reader.
À sa première visite chez Kobo, elle a dépensé 35$. Puis, à chaque visite, elle dépense 25$ en moyenne. De plus, elle termine un livre aux 3-4 jours, ce qui fait qu’elle passe environ sept commandes par mois. Autrement dit, c’est la consommatrice rêvée!
Fait à noter : elle est généralement cliente depuis juin 2010 et elle achète de plus en plus.
Mentionnons également que ceux qui sont devenus clients chez Kobo en novembre 2010 dépensaient 70% plus d’argent dès leur première commande que ceux qui étaient devenus clients en juin 2010.
Selon Tamblyn, cela s’explique par le catalogue en croissance, le marketing de plus en plus ciblé, la communication accrue sur le Web et le fait que la lecture numérique est de plus en plus connue et reconnue comme étant accessible à tous.
Le lecteur sur petit écran
C’est le plus souvent une jeune femme.
Elle lit des ouvrages généraux, de « romance » ou de « fantasy ».
Elle lit uniquement sur son téléphone intelligent, le plus souvent un iPhone.
À sa première visite chez Kobo, elle a dépensé 15$. Puis, à chaque visite, elle dépense 11$ en moyenne. Elle passe environ une commande par mois. Ce n’est donc pas une consommatrice extrêmement payante, mais elle est fidèle.
« Ce segment représente la majorité des consommateurs de livres numériques pour le moment, il est donc très important. Il faut reconnaître que ces lecteurs, qui lisent sur petits écrans, ont moins de tolérance face au prix des livres. Un livre doit coûter entre 7$ et 9$ pour l’intéresser. »
Ce segment de lecteur participe également à la consécration du ePub comme véritable format de la lecture numérique, puisque le PDF se lit extrêmement mal sur un petit écran. J’ai d’ailleurs récemment abordé ce sujet ici même sur mon blogue.
Le lecteur social sur iPad
C’est le plus souvent un jeune homme.
Il lit uniquement sur un iPad.
À sa première visite chez Kobo, il a dépensé 22$. Puis, à chaque visite, il dépense 16$ en moyenne. Il passe environ 4,5 commandes par mois, ce qui en fait un consommateur intéressant.
Cette catégorie de lecteur est en croissance depuis le lancement de l’application Reading Life de Kobo, une application où tout peut être partagé sur les réseaux sociaux (annoncer qu’on débute la lecture d’un livre, partager un paragraphe, annoncer qu’on a terminé un livre, etc.). De plus, chaque moment de lecture est comptabilisé. Il est même possible pour les lecteurs de recevoir des récompenses, lorsqu’ils auraient lu tous les ouvrages d’un auteur en particulier, par exemple. Évidemment, ces récompenses peuvent être affichées sur les réseaux sociaux.
Selon Tamblyn, 98% des utilisateurs de Reading Life utilisent les fonctions sociales. Cette application est maintenant offerte sur iPhone et le sera bientôt sur Kobo Reader. Il affirme également que les utilisateurs de Reading Life passent 50% plus de temps à lire que les autres lecteurs de livres numériques. L’aspect social représenterait donc une motivation supplémentaire pour encourager les gens à lire davantage.
Le collectionneur de livres gratuits
C’est un homme.
Il lit beaucoup sur ordinateur.
Il recherche uniquement des livres gratuits. Peu importe, le contenu, si c’est gratuit, il le télécharge dans son ordinateur. Il veut se constituer une bibliothèque de livres gratuits. Il a accès du contenu auquel il n’avait pas accès avant et il est comblé. Cependant, il est très résistant au marketing.
Tamblyn rappelle qu’il faut distinguer ce type de lecteur de ceux qui téléchargent un livre gratuit pour faire l’essai de la lecture numérique et qui ensuite paient pour leurs livres. Ceux-ci sont quand même très nombreux. Le collectionneur de livres gratuits n’a aucune intention de payer pour un livre!
Finalement, Tamblyn rappelle aux éditeurs que les consommateurs veulent des best-sellers en numérique. Les livres qui se vendent le mieux en numérique sont souvent ceux qui se vendent bien aussi en papier, dit-il.
La conférence de Michael Tamblyn, présentée dans le cadre d’une série de présentations en ligne de l’organisme Tools of change for publishing (TOC), est maintenant accessible en ligne dans son intégralité.
dimanche 29 mai 2011
Formats numériques 101
Dans l’univers du numérique, plusieurs éditeurs ne savent pas encore à quel format se vouer afin de prendre le virage numérique. En effet, les différences entre les formats demeurent méconnues. Voici quelques explications.
Céline Gallet et Martine Crépeau de Interscript ont récemment rencontré une trentaine d’éditeurs québécois afin de leur présenter les différents formats numériques. Leur message principal : si vous comptez rendre disponible vos publications en numérique, planifiez-le dès le début de la production. Cela facilitera les étapes par la suite.
Bien sûr, certaines œuvres du fonds littéraire pourront être portées au numérique plus tard, mais l’intégration du numérique dans le processus est toujours un choix gagnant avec les nouvelles œuvres. Cela permet d’économiser du temps et de l’argent!
Deux standards
Le Portable Document File (PDF) et le Electronic Publication (ePub) sont devenus les deux formats internationaux par excellence en ce qui concerne l’édition numérique. Je dirai même que le ePub représente le « vrai » format numérique puisqu’il convient à tous les types d’écran et qu’il offre des possibilités très intéressantes.
D’abord, le PDF.
Il est fidèle à la mise en forme originale d’une publication. Il convient à tous les types d’ouvrage. Il est peu coûteux à produire pour les éditeurs puisqu’ils doivent, de toute façon, fournir un PDF à leur imprimeur. Il leur suffit alors d’apporter quelques modifications au fichier (enlever les marques de coupes, réduire le poids du fichier) et hop! il est prêt à être vendu en numérique!
Par contre, le PDF est peu adapté pour les petits écrans. Il se lit donc difficilement sur les écrans des téléphones intelligents, qui deviennent un important support de lecture au fur et à mesure que la lecture numérique gagne en importance. Il s’agit donc d’un inconvénient de taille pour ce format.
Puis, le ePub.
Ce format a été mis de l’avant par l’International Digital Publishing Forum, spécifiquement pour faciliter la lecture sur tous les types d’écran. De fait, le format ePub est un format dynamique qui fait en sorte que la taille du texte s’ajuste automatiquement à la taille de l’écran sur lequel il est lu. De plus, en quelques clics, il aussi possible de modifier la taille des caractères et même la police. Certains éditeurs déplorent qu’il ne respecte pas la mise en page originale de l’œuvre, mais le confort de lecture est garanti!
Le ePub 3, qui a été dévoilé dernièrement, offre plusieurs possibilités d’enrichissement multimédia. Pour voir un exemple d’enrichissement possible dans le ePub, procurez-vous le livre Passion Japon de Valérie Harvey en version enrichie. Quelques vidéos ont été ajoutées au livre. Sans avoir à quitter le livre, le lecteur peut s’imprégner encore davantage du récit de Mme Harvey. Ce genre de possibilité permet d’imaginer des ouvrages tout à fait nouveaux, spécialement conçus pour le numérique, obligeant les éditeurs à penser le livre numérique autrement que comme une simple transposition vers l’écran de ce qu’ils ont déjà publiés en papier.
Petit bémol : ce format est surtout conçu pour les livres à texte. Heureusement, l’intégration d’images simples demeure possible. Par contre, certains ouvrages (abondamment illustrés, avec caractères spéciaux, typographies complexes, éléments graphiques, etc.) ne sont définitivement pas destinés au format ePub. Les éditeurs devront alors penser autrement leur conversion vers le numérique.
Évidemment, la préparation de fichier ePub demande une certaine expertise contrairement au fichier PDF. Diverses applications permettent de créer un fichier ePub de plus ou moins grande qualité. Il est possible de préparer un fichier ePub à partir du logiciel de montage original (comme InDesign) ou à partir du PDF. Un outil de validation des fichiers ePub existe : le ePubCheck.
Chose certaine, les éditeurs ont tout intérêt à faire affaires avec des experts du format ePub pour garantir que leurs fichiers seront impeccables. D’autant plus que, s’ils désirent vendre leurs livres numériques, chez Apple, ils doivent s’en assurer au préalable.
Personnellement, je crois que les éditeurs ont tout avantage à se tourner vers le ePub, même si cela signifie des coûts supplémentaires pour eux. Lire un PDF, c’est bien, mais lorsqu’on découvre le ePub, le PDF devient agaçant et est rapidement délaissé.
Depuis l’année dernière, les éditeurs peuvent même bénéficier d’un Programme d’aide aux entreprises du livre et de l’édition spécialisée de la SODEC. L’aide financière peut atteindre 50 % des coûts admissibles jusqu’à concurrence de 5 000 $ par éditeur et par exercice. C’est non négligeable.
Au Québec, encore trop peu d’éditeurs optent pour le ePub. Espérons que cela changera sous peu pour que nous puissions connaître un véritable virage numérique!
Les 9 et 10 mai dernier, l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) organisait un Colloque numérique à l’intention des éditeurs. Une occasion pour eux de discuter d’édition numérique, mais également de présence dans l’univers numérique d’aujourd’hui. J’ai assisté à cette formation.
Céline Gallet et Martine Crépeau de Interscript ont récemment rencontré une trentaine d’éditeurs québécois afin de leur présenter les différents formats numériques. Leur message principal : si vous comptez rendre disponible vos publications en numérique, planifiez-le dès le début de la production. Cela facilitera les étapes par la suite.
Bien sûr, certaines œuvres du fonds littéraire pourront être portées au numérique plus tard, mais l’intégration du numérique dans le processus est toujours un choix gagnant avec les nouvelles œuvres. Cela permet d’économiser du temps et de l’argent!
Deux standards
Le Portable Document File (PDF) et le Electronic Publication (ePub) sont devenus les deux formats internationaux par excellence en ce qui concerne l’édition numérique. Je dirai même que le ePub représente le « vrai » format numérique puisqu’il convient à tous les types d’écran et qu’il offre des possibilités très intéressantes.
D’abord, le PDF.
Il est fidèle à la mise en forme originale d’une publication. Il convient à tous les types d’ouvrage. Il est peu coûteux à produire pour les éditeurs puisqu’ils doivent, de toute façon, fournir un PDF à leur imprimeur. Il leur suffit alors d’apporter quelques modifications au fichier (enlever les marques de coupes, réduire le poids du fichier) et hop! il est prêt à être vendu en numérique!
Par contre, le PDF est peu adapté pour les petits écrans. Il se lit donc difficilement sur les écrans des téléphones intelligents, qui deviennent un important support de lecture au fur et à mesure que la lecture numérique gagne en importance. Il s’agit donc d’un inconvénient de taille pour ce format.
Puis, le ePub.
Ce format a été mis de l’avant par l’International Digital Publishing Forum, spécifiquement pour faciliter la lecture sur tous les types d’écran. De fait, le format ePub est un format dynamique qui fait en sorte que la taille du texte s’ajuste automatiquement à la taille de l’écran sur lequel il est lu. De plus, en quelques clics, il aussi possible de modifier la taille des caractères et même la police. Certains éditeurs déplorent qu’il ne respecte pas la mise en page originale de l’œuvre, mais le confort de lecture est garanti!
Le ePub 3, qui a été dévoilé dernièrement, offre plusieurs possibilités d’enrichissement multimédia. Pour voir un exemple d’enrichissement possible dans le ePub, procurez-vous le livre Passion Japon de Valérie Harvey en version enrichie. Quelques vidéos ont été ajoutées au livre. Sans avoir à quitter le livre, le lecteur peut s’imprégner encore davantage du récit de Mme Harvey. Ce genre de possibilité permet d’imaginer des ouvrages tout à fait nouveaux, spécialement conçus pour le numérique, obligeant les éditeurs à penser le livre numérique autrement que comme une simple transposition vers l’écran de ce qu’ils ont déjà publiés en papier.
Petit bémol : ce format est surtout conçu pour les livres à texte. Heureusement, l’intégration d’images simples demeure possible. Par contre, certains ouvrages (abondamment illustrés, avec caractères spéciaux, typographies complexes, éléments graphiques, etc.) ne sont définitivement pas destinés au format ePub. Les éditeurs devront alors penser autrement leur conversion vers le numérique.
Évidemment, la préparation de fichier ePub demande une certaine expertise contrairement au fichier PDF. Diverses applications permettent de créer un fichier ePub de plus ou moins grande qualité. Il est possible de préparer un fichier ePub à partir du logiciel de montage original (comme InDesign) ou à partir du PDF. Un outil de validation des fichiers ePub existe : le ePubCheck.
Chose certaine, les éditeurs ont tout intérêt à faire affaires avec des experts du format ePub pour garantir que leurs fichiers seront impeccables. D’autant plus que, s’ils désirent vendre leurs livres numériques, chez Apple, ils doivent s’en assurer au préalable.
Personnellement, je crois que les éditeurs ont tout avantage à se tourner vers le ePub, même si cela signifie des coûts supplémentaires pour eux. Lire un PDF, c’est bien, mais lorsqu’on découvre le ePub, le PDF devient agaçant et est rapidement délaissé.
Depuis l’année dernière, les éditeurs peuvent même bénéficier d’un Programme d’aide aux entreprises du livre et de l’édition spécialisée de la SODEC. L’aide financière peut atteindre 50 % des coûts admissibles jusqu’à concurrence de 5 000 $ par éditeur et par exercice. C’est non négligeable.
Au Québec, encore trop peu d’éditeurs optent pour le ePub. Espérons que cela changera sous peu pour que nous puissions connaître un véritable virage numérique!
Les 9 et 10 mai dernier, l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) organisait un Colloque numérique à l’intention des éditeurs. Une occasion pour eux de discuter d’édition numérique, mais également de présence dans l’univers numérique d’aujourd’hui. J’ai assisté à cette formation.
L’art de communiquer sur le Web
Nadia Seraiocco, conseillère en communication Web et réseaux sociaux, a présenté à une trentaine d’éditeurs québécois une nouvelle façon de planifier un lancement de livre, en utilisant le Web, lors d’une formation sur l’importance des réseaux sociaux, offerte par l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL).
La façon de faire des communications a bien changé depuis l’époque où j’ai terminé mon baccalauréat en communication publique, il y a dix ans. À cette époque, le Web en était encore à ses balbutiements. Facebook et Twitter n’existaient pas. Puis, tout a déboulé à une vitesse fulgurante… et il a fallu s’adapter.
Car, c’est bien de cela qu’il s’agit. Suivre le rythme. S’adapter aux tendances. Dans cet univers en mouvement, il faut demeurer à l’affût au risque d’être dépassé, ne pas avoir peur d’y aller d’essais et d’erreurs. Et moi, j’adore découvrir de nouvelles façons de communiquer. J’ai connu les deux côtés du monde des communications, d’abord comme journaliste et maintenant du côté des relations publiques! Je me sens comme un poisson dans l’eau du bocal du Web et des réseaux sociaux!
Voilà, sans doute pourquoi, la conférence de Mme Seraiocco m’a beaucoup intéressé. Je ne sais pas trop comment elle a été reçu par les autres participants, mais j’ai beaucoup aimé. Pas que j’y ai appris tant de nouvelles choses, mais quelques confirmations qui m’ont bien plu.
Communiqué en 2011
Alors, en 2011, on n’écrit plus un communiqué, on ne planifie plus une annonce officielle, on n’organise plus une conférence de presse comme avant! Certains s’en désoleront. Je dis que c’est un défi et qu’il faut apprendre à le relever!
Dans un monde où les informations filent à la vitesse de l’éclair, il faut pouvoir se démarquer, se constituer un réseau bien à soi (voir mon autre texte sur la présence dans les réseaux sociaux). Il ne s’agit plus seulement de préparer un communiqué de presse et de l’envoyer à une liste de médias. Il faut le propulser dans son réseau. Outre les médias traditionnels, le Web est un extraordinaire terrain de jeu pour le bouche à oreille!
Parlons-en du communiqué de presse! Son lead (le premier paragraphe) n’aura jamais eu autant d’importance! Je dirai même que seule la première phrase et même le titre compte. Car, c’est ce qui permettra de capter l’attention des gens et de faire en sorte qu’ils liront la suite! Bref, vous avez 20 mots pour convaincre, pas un seul de plus.
Pourquoi? Parce que le communiqué sera lu dans une boîte courriel (le titre doit attirer l’attention du destinataire, autrement il l’enverra à la corbeille aussitôt), sur un écran de téléphone intelligent (pas de place pour s’étendre en verbillage!), sur Twitter (c’est la règle du 140 caractères et de l’utilisation des « hashtag ») ou sur Facebook (il faut être concis là aussi!).
« Si vous avez si peu de mots pour retenir l’attention, en gaspillerez-vous trois ou quatre pour préciser l’évidence? Repensez donc ces mentions telles que « Avis aux médias » ou « À l’attention du chef de l’information ». Elles sont devenues complètement inutiles », indique Mme Seraiocco.
Bien sûr, cette façon de faire vient bouleverser les processus plus corporatifs de plusieurs entreprises. Qu’à cela ne tienne, il faut apprendre à jouer le jeu! Bienvenue à la spontanéité et à l’interactivité! Il faut plonger dans le bocal!
La vidéo : un nouveau moyen de communication
Christian Aubry, également communicateur Web, s’est joint à Mme Seraiocco pour proposer aux participants de communiquer par la vidéo. Bien que ce moyen demande un plus grand investissement en temps, il peut s’avérer utile en certaine circonstance et mérite d’être essayé pour le lancement d’un livre, par exemple.
La vidéo représente une façon différente de diffuser un message, de mettre en valeur un porte-parole, de capter l’attention des médias. Attention, cependant, qu’elle soit trop longue. Encore une fois, le message doit être clair et concis.
En exemple, vous pouvez visionner cette capsule vidéo dans laquelle l’auteur Sylvain Meunier présente son roman L’homme qui détestait le golf. Elle aura réussit à capter l’attention de certains médias peu enclin à parler de littérature lors de la parution du livre. Selon les conférenciers, cette vidéo aura atteint ses objectifs : couverture médiatique amplifiée, participation du public, amélioration de l’image du porte-parole.
La vidéo peut servir en pré-événement. En 2010, l’auteur Patrick Dion avait lancé sur le Web une bande-annonce de son prochain livre Fol allié pour attirer l’attention. La vidéo peut être l’événement. On pourrait diffuser en direct sur le Web un lancement de livre, par exemple. La vidéo peut aussi servir à faire durer un événement dans le temps. On pourrait filmer le lancement et le remonter en courtes capsules vidéo par la suite.
Personnellement, je n’ai jamais essayé la video, mais pense que cela pourrait être intéressant de le faire. Il s’agit de trouver le bon contexte, la bonne annonce ou événement pour le faire. Je pense également qu’il faut s’entourer de gens qui ont des connaissances minimales en video pour ce type de projet.
La planification
Même dans l’univers des communications sur le Web et malgré toute la spontanéité que cela nécessite, il y a des règles qui ne changent pas! Ainsi, la planification demeure importante. En ce sens, voici deux aides-mémoire :
La promo d’un produit : créer un événement
•Timing : Planifier l’avant, le pendant et l'après
•Médias : Penser aux contenus et contraintes associés à chaque média
•Contenus : Créer des contenus appropriés pour chaque phase (photo, document, clip etc.)
•Planification : Établir un calendrier
•Rétroaction : Mesurer les résultats de chaque action pour s'ajuster au besoin
Lancement d’un livre : les étapes
•Pré-événement
–Annoncer l’événement par phases successives avec des éléments à partager: ex. couverture, puis extrait etc.
•Événement
–Déterminer le cadre (tweets live, diffusion en direct ou autre).
–Faire connaitre ces éléments à l’avance et diffuser au besoin les noms de comptes, mots-clics, adresses Web.
–Planifier du matériel à diffuser (photo, liens etc.) et inviter les participants (invités, lecteurs, libraires) à partager leur matériel.
•Suivi
-Faire connaitre les retombées positives de votre événement en partageant les résultats (vente, prix, articles etc.).
Les 9 et 10 mai dernier, l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) organisait un Colloque numérique à l’intention des éditeurs. Une occasion pour eux de discuter d’édition numérique, mais également de présence dans l’univers numérique d’aujourd’hui. J’ai assisté à cette formation.
La façon de faire des communications a bien changé depuis l’époque où j’ai terminé mon baccalauréat en communication publique, il y a dix ans. À cette époque, le Web en était encore à ses balbutiements. Facebook et Twitter n’existaient pas. Puis, tout a déboulé à une vitesse fulgurante… et il a fallu s’adapter.
Car, c’est bien de cela qu’il s’agit. Suivre le rythme. S’adapter aux tendances. Dans cet univers en mouvement, il faut demeurer à l’affût au risque d’être dépassé, ne pas avoir peur d’y aller d’essais et d’erreurs. Et moi, j’adore découvrir de nouvelles façons de communiquer. J’ai connu les deux côtés du monde des communications, d’abord comme journaliste et maintenant du côté des relations publiques! Je me sens comme un poisson dans l’eau du bocal du Web et des réseaux sociaux!
Voilà, sans doute pourquoi, la conférence de Mme Seraiocco m’a beaucoup intéressé. Je ne sais pas trop comment elle a été reçu par les autres participants, mais j’ai beaucoup aimé. Pas que j’y ai appris tant de nouvelles choses, mais quelques confirmations qui m’ont bien plu.
Communiqué en 2011
Alors, en 2011, on n’écrit plus un communiqué, on ne planifie plus une annonce officielle, on n’organise plus une conférence de presse comme avant! Certains s’en désoleront. Je dis que c’est un défi et qu’il faut apprendre à le relever!
Dans un monde où les informations filent à la vitesse de l’éclair, il faut pouvoir se démarquer, se constituer un réseau bien à soi (voir mon autre texte sur la présence dans les réseaux sociaux). Il ne s’agit plus seulement de préparer un communiqué de presse et de l’envoyer à une liste de médias. Il faut le propulser dans son réseau. Outre les médias traditionnels, le Web est un extraordinaire terrain de jeu pour le bouche à oreille!
Parlons-en du communiqué de presse! Son lead (le premier paragraphe) n’aura jamais eu autant d’importance! Je dirai même que seule la première phrase et même le titre compte. Car, c’est ce qui permettra de capter l’attention des gens et de faire en sorte qu’ils liront la suite! Bref, vous avez 20 mots pour convaincre, pas un seul de plus.
Pourquoi? Parce que le communiqué sera lu dans une boîte courriel (le titre doit attirer l’attention du destinataire, autrement il l’enverra à la corbeille aussitôt), sur un écran de téléphone intelligent (pas de place pour s’étendre en verbillage!), sur Twitter (c’est la règle du 140 caractères et de l’utilisation des « hashtag ») ou sur Facebook (il faut être concis là aussi!).
« Si vous avez si peu de mots pour retenir l’attention, en gaspillerez-vous trois ou quatre pour préciser l’évidence? Repensez donc ces mentions telles que « Avis aux médias » ou « À l’attention du chef de l’information ». Elles sont devenues complètement inutiles », indique Mme Seraiocco.
Bien sûr, cette façon de faire vient bouleverser les processus plus corporatifs de plusieurs entreprises. Qu’à cela ne tienne, il faut apprendre à jouer le jeu! Bienvenue à la spontanéité et à l’interactivité! Il faut plonger dans le bocal!
La vidéo : un nouveau moyen de communication
Christian Aubry, également communicateur Web, s’est joint à Mme Seraiocco pour proposer aux participants de communiquer par la vidéo. Bien que ce moyen demande un plus grand investissement en temps, il peut s’avérer utile en certaine circonstance et mérite d’être essayé pour le lancement d’un livre, par exemple.
La vidéo représente une façon différente de diffuser un message, de mettre en valeur un porte-parole, de capter l’attention des médias. Attention, cependant, qu’elle soit trop longue. Encore une fois, le message doit être clair et concis.
En exemple, vous pouvez visionner cette capsule vidéo dans laquelle l’auteur Sylvain Meunier présente son roman L’homme qui détestait le golf. Elle aura réussit à capter l’attention de certains médias peu enclin à parler de littérature lors de la parution du livre. Selon les conférenciers, cette vidéo aura atteint ses objectifs : couverture médiatique amplifiée, participation du public, amélioration de l’image du porte-parole.
La vidéo peut servir en pré-événement. En 2010, l’auteur Patrick Dion avait lancé sur le Web une bande-annonce de son prochain livre Fol allié pour attirer l’attention. La vidéo peut être l’événement. On pourrait diffuser en direct sur le Web un lancement de livre, par exemple. La vidéo peut aussi servir à faire durer un événement dans le temps. On pourrait filmer le lancement et le remonter en courtes capsules vidéo par la suite.
Personnellement, je n’ai jamais essayé la video, mais pense que cela pourrait être intéressant de le faire. Il s’agit de trouver le bon contexte, la bonne annonce ou événement pour le faire. Je pense également qu’il faut s’entourer de gens qui ont des connaissances minimales en video pour ce type de projet.
La planification
Même dans l’univers des communications sur le Web et malgré toute la spontanéité que cela nécessite, il y a des règles qui ne changent pas! Ainsi, la planification demeure importante. En ce sens, voici deux aides-mémoire :
La promo d’un produit : créer un événement
•Timing : Planifier l’avant, le pendant et l'après
•Médias : Penser aux contenus et contraintes associés à chaque média
•Contenus : Créer des contenus appropriés pour chaque phase (photo, document, clip etc.)
•Planification : Établir un calendrier
•Rétroaction : Mesurer les résultats de chaque action pour s'ajuster au besoin
Lancement d’un livre : les étapes
•Pré-événement
–Annoncer l’événement par phases successives avec des éléments à partager: ex. couverture, puis extrait etc.
•Événement
–Déterminer le cadre (tweets live, diffusion en direct ou autre).
–Faire connaitre ces éléments à l’avance et diffuser au besoin les noms de comptes, mots-clics, adresses Web.
–Planifier du matériel à diffuser (photo, liens etc.) et inviter les participants (invités, lecteurs, libraires) à partager leur matériel.
•Suivi
-Faire connaitre les retombées positives de votre événement en partageant les résultats (vente, prix, articles etc.).
Les 9 et 10 mai dernier, l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) organisait un Colloque numérique à l’intention des éditeurs. Une occasion pour eux de discuter d’édition numérique, mais également de présence dans l’univers numérique d’aujourd’hui. J’ai assisté à cette formation.
samedi 28 mai 2011
Éditeurs, devenez numériques!
À l’ère où tout semble tourner autour du Web et des réseaux sociaux, les entreprises se créent les unes après les autres une identité numérique. Qu’elles le veulent réellement ou non, elles ont le sentiment qu’elles doivent y aller. Les éditeurs québécois ne font pas exception et une trentaine d’entre eux ont récemment assisté à une formation sur l’importance des réseaux sociaux, offerte par l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL).
Bien sûr, ce n’est pas encore « tout le monde » qui est constamment connecté au Web, téléphone intelligent à la main, mais « les branchés » représentent une part de plus en plus importantes des consommateurs, particulièrement chez les plus jeunes. Ils se tiennent informés des dernières tendances et sont reconnus pour avoir une influence sur leurs pairs. En tant qu’entreprise, il devient essentiel de pouvoir les rejoindre.
Être sur le Web : Pourquoi?
Dans l’univers Web, TOUT se retrouve en concurrence contre TOUT. Chaque entreprise tente d’attirer l’attention des internautes du mieux qu’elle peut. Dans ce contexte, les livres se retrouvent au côté d’application de divertissement, comme Angry Birds. Le livre doit se tailler une place sur le Web s’il ne veut pas être délaissé au profit d’autres produits de consommation. Je demeure convaincue que plus le livre sera accessible, plus il attirera des adeptes!
L’important devient donc d’être présent, d’occuper une place, simplement pour montrer à ses clients qu’on est proactifs, modernes, de son temps! Dans l’espace que chacun choisi d’occuper sur le Web, il y a la possibilité de décider de l’image projetée, plutôt que de laisser les autres le faire à notre place.
Comme le dit Jean-François Gayrard, de Numerikllivres, qui a offert un atelier aux participants : « Vous êtes le rédacteur en chef! ». Il le reconnaît : « Oui, cela demande un investissement en temps. Oui, il y a des choix à faire et on ne peut pas être partout. Qu’importe, il faut arriver à se construire un réseau pour faire parler de soir sur le Web. »
Et pas besoin d’offrir des livres numériques pour le faire! Les livres papier peuvent aussi être mis en valeur sur le Web!
Être sur le Web : Comment?
Par où commencer alors? Le point de départ est d’avoir un site Web que l’on peut facilement modifier ou du moins avoir un espace de type blogue, facilement malléable à l’intérieur de son site Web, afin d’avoir le contrôle et de pouvoir diffuser de l’information rapidement sans avoir besoin constamment d’un programmeur informatique.
Ensuite, à travers la multitude de réseaux sociaux, il faut choisir sur lequel on s’affichera. Les plus populaires n’ont plus besoin de présentation : Facebook , Twitter, YouTube. Pour les éditeurs, les communautés de lecture comme Pause Lecture, Babelio et Sens critique sont aussi intéressantes. Il s’agira alors de faire des liens entre tous ses moyens et de tenter de ramener le plus de gens sur son site Web.
Finalement, on passe à l’action. À ce moment, deux mots résument tout : contenu et interaction et les deux doivent aller ensemble. « Le Web social n’est pas un babillard. La règle d’or, c’est l’échange et le partage », soutient Jean-François Gayrard.
L’entreprise doit donc prendre le risque de créer de l’interactivité, s’exposant ainsi à la critique. Ce faisant, elle engage une discussion et peut rejoindre plus facilement les gens. Elle donne une image de proximité et devient plus sympathique aux yeux des internautes.
Mais, attention, il est important d’être constamment présent et de maîtriser sa communication dans l’instantanéité du Web. Sans être branché 24h sur 24, il faut s’attendre à répondre aux gens, être prêt à le faire et donc exercer une certaine veille sur ce qui se dit en ligne sur nous.
Dans nos communications, il s’agit d’annoncer des nouveautés, des événements, d’offrir des extraits, des citations, de présenter des réflexions, d’inciter les lecteurs à participer, de tenter de créer un engouement autour de certains produits ou annonces. Concevoir une bande-annonce pour un livre. Faire lire un extrait par un auteur. Présenter plusieurs choix de couverture pour une nouveauté et faire voter les internautes. Au final, il faut éviter d’être corporatif.
« Évidemment, développer un réseau sur le Web ne vous offrira pas de résultat instantané, mais ce travail, cet investissement en temps, en vaut définitivement la peine », soutient Jean-François Gayrard.
Les 9 et 10 mai dernier, l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) organisait un Colloque numérique (http://anel.qc.ca/Perfectionnement.asp?PageNo=87) à l’intention des éditeurs. Une occasion pour eux de discuter d’édition numérique, mais également de présence dans l’univers numérique d’aujourd’hui. J’ai assisté à cette formation.
Bien sûr, ce n’est pas encore « tout le monde » qui est constamment connecté au Web, téléphone intelligent à la main, mais « les branchés » représentent une part de plus en plus importantes des consommateurs, particulièrement chez les plus jeunes. Ils se tiennent informés des dernières tendances et sont reconnus pour avoir une influence sur leurs pairs. En tant qu’entreprise, il devient essentiel de pouvoir les rejoindre.
Être sur le Web : Pourquoi?
Dans l’univers Web, TOUT se retrouve en concurrence contre TOUT. Chaque entreprise tente d’attirer l’attention des internautes du mieux qu’elle peut. Dans ce contexte, les livres se retrouvent au côté d’application de divertissement, comme Angry Birds. Le livre doit se tailler une place sur le Web s’il ne veut pas être délaissé au profit d’autres produits de consommation. Je demeure convaincue que plus le livre sera accessible, plus il attirera des adeptes!
L’important devient donc d’être présent, d’occuper une place, simplement pour montrer à ses clients qu’on est proactifs, modernes, de son temps! Dans l’espace que chacun choisi d’occuper sur le Web, il y a la possibilité de décider de l’image projetée, plutôt que de laisser les autres le faire à notre place.
Comme le dit Jean-François Gayrard, de Numerikllivres, qui a offert un atelier aux participants : « Vous êtes le rédacteur en chef! ». Il le reconnaît : « Oui, cela demande un investissement en temps. Oui, il y a des choix à faire et on ne peut pas être partout. Qu’importe, il faut arriver à se construire un réseau pour faire parler de soir sur le Web. »
Et pas besoin d’offrir des livres numériques pour le faire! Les livres papier peuvent aussi être mis en valeur sur le Web!
Être sur le Web : Comment?
Par où commencer alors? Le point de départ est d’avoir un site Web que l’on peut facilement modifier ou du moins avoir un espace de type blogue, facilement malléable à l’intérieur de son site Web, afin d’avoir le contrôle et de pouvoir diffuser de l’information rapidement sans avoir besoin constamment d’un programmeur informatique.
Ensuite, à travers la multitude de réseaux sociaux, il faut choisir sur lequel on s’affichera. Les plus populaires n’ont plus besoin de présentation : Facebook , Twitter, YouTube. Pour les éditeurs, les communautés de lecture comme Pause Lecture, Babelio et Sens critique sont aussi intéressantes. Il s’agira alors de faire des liens entre tous ses moyens et de tenter de ramener le plus de gens sur son site Web.
Finalement, on passe à l’action. À ce moment, deux mots résument tout : contenu et interaction et les deux doivent aller ensemble. « Le Web social n’est pas un babillard. La règle d’or, c’est l’échange et le partage », soutient Jean-François Gayrard.
L’entreprise doit donc prendre le risque de créer de l’interactivité, s’exposant ainsi à la critique. Ce faisant, elle engage une discussion et peut rejoindre plus facilement les gens. Elle donne une image de proximité et devient plus sympathique aux yeux des internautes.
Mais, attention, il est important d’être constamment présent et de maîtriser sa communication dans l’instantanéité du Web. Sans être branché 24h sur 24, il faut s’attendre à répondre aux gens, être prêt à le faire et donc exercer une certaine veille sur ce qui se dit en ligne sur nous.
Dans nos communications, il s’agit d’annoncer des nouveautés, des événements, d’offrir des extraits, des citations, de présenter des réflexions, d’inciter les lecteurs à participer, de tenter de créer un engouement autour de certains produits ou annonces. Concevoir une bande-annonce pour un livre. Faire lire un extrait par un auteur. Présenter plusieurs choix de couverture pour une nouveauté et faire voter les internautes. Au final, il faut éviter d’être corporatif.
« Évidemment, développer un réseau sur le Web ne vous offrira pas de résultat instantané, mais ce travail, cet investissement en temps, en vaut définitivement la peine », soutient Jean-François Gayrard.
Les 9 et 10 mai dernier, l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) organisait un Colloque numérique (http://anel.qc.ca/Perfectionnement.asp?PageNo=87) à l’intention des éditeurs. Une occasion pour eux de discuter d’édition numérique, mais également de présence dans l’univers numérique d’aujourd’hui. J’ai assisté à cette formation.
vendredi 27 mai 2011
Qui osera encore douter de l'importance de la mobilité dans l'écosystème numérique?
Selon une nouvelle étude menée par Le groupe conseil Quorus et diffusée aujourd'hui par l'Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS), près de la moitié (48 %) des utilisateurs de téléphones sans fil âgés de 18 à 34 ans déclarent posséder un téléphone intelligent. L'adoption du téléphone intelligent atteint même les 55 % chez les 18 à 24 ans.
Tout les détails sont sur le site de l'ACTS.
Tout les détails sont sur le site de l'ACTS.
jeudi 19 mai 2011
Le iPad... Un an plus tard
Il y a à peine un an, le iPad entrait dans nos vies. Un an seulement et on pourrait presque croire que cela fait une éternité. L'objet tant convoité (plusieurs, comme moi, sont mêmes allés le chercher aux
États-Unis avant même qu'il soit disponible au Canada pour s'assurer d'en avoir un) promettait de révolutionner le monde du divertissement et la productivité. Après un an, qu'en est-il?
Des millions de iPad ont trouvé preneur dans le monde. Quelques sondages récents ont cherché à savoir quelle est l’utilisation principale que les propriétaires d’iPad font de leur appareil. Sans surprise, c’est la navigation sur le Web qui l’emporte haut la main, suivi de la consultation des courriels et de l’utilisation du réseautage social (Twitter et Facebook en tête). Bref, le iPad est une façon de rester connectés sur le monde (surtout son monde!) et de se tenir informé en quelques secondes.
Regarder des films, jouer à des jeux, utiliser d’autres types d’applications et même lire ne semblent pas encore être dans les habitudes de la majorité, bien que ces activités gagnent en popularité.
Je ne suis pas différente de ces statistiques d’utilisation. Après un an, mon iPad me sert d’ordinateur d’appoint, toujours disponible sur le coin du comptoir de la cuisine ou sur la table du salon pour chercher une information, vérifier mes courriels, placer un commentaire sur Facebook, jeter un œil à mon fil Twitter. Lorsque je cherche une information, hop, je prends le iPad et je cherche, pas besoin d’ouvrir l’ordinateur et l’écran est beaucoup plus convivial que celui du iPhone pour chercher sur le Web. Le iPad est devenu l’ouvrage de référence par excellence!
J’ai essayé d’écrire quelques textes dans Page, mais j’aurais besoin d’un clavier, car je n’arrive pas à taper aussi vite sur le clavier virtuel et j’ai l’impression de ne pas être efficace. J’ai écouté quelques vidéos sur Tou.tv, sans plus, mais je n’ai jamais été une grande consommatrice de télévision. J’ai installé quelques applications de journaux et magazines, mais je ne les consulte pas tant que ça. J’utilise à l’occasion l’application eBay pour magasiner sur le Web. L’application Plans est aussi fort utile pour sortir des trajets avant de se rendre à quelque part ou simplement pour repérer des lieux sur une carte géographique. J’ai installé des tonnes d’application de lectures numériques, mais je reviens toujours à iBooks, l’application d’Apple.
Parlant de lecture numérique, étant dans le domaine, je dois dire que je me suis beaucoup intéressée à cette possibilité associée au iPad. Il y a quelques mois, j’ai complété la lecture de la série Epizzod, Rock & Rose, écrit par Marie-Hélène Poitras et publié à la Courte échelle. Une histoire en 13 épisodes destinée aux adolescentes. J’ai surtout lu par temps perdu dans les transports en commun, mais les deux derniers épisodes, je les ai lu bien calée dans mon divan parce que j’avais hâte de connaître la fin.
Depuis, entre la pile de livres papier qui traine dans mon salon (j’ai toujours été une acheteuse de livres compulsive) et les livres numériques que j’ai accumulé dans mon iPad et mon iPhone (je ne suis pas moins compulsive parce que c’est en numérique), je navigue. Je choisis mes lectures au gré de mes états d’âme. Je lis toujours 2-3 livres en parallèle.
Ces temps-ci, j’ai Le Prédicateur de Camilla Lackberg sur ma table de chevet, la plus récente biographie de Vince Neil, Tattoos & Tequila, en anglais, en cours de lecture dans mon iPad, et Hell.com de Patrick Senécal dans mon iPhone. Je dirai que pour chaque moment il y a une lecture appropriée, mais que j’ai découvert jusqu’à quel point le contenu prime sur le contenant. J’y reviendrai dans un billet prochain.
Pour les enfants
Le surtitre l’annonce. Je crois définitivement (et cela avait été mon « feeling » dès le départ) que la personne qui a le plus bénéficié de l’arrivée du iPad dans la maison, c’est ma fille de 4 ans. Elle en est de loin la plus grande utilisatrice et ne cesse de me demander d’installer de nouvelles applications! Bien sûr, comme parents, il devient essentiel de choisir parmi l’offre gargantuesque d’applications. Parfois, on est déçu, parfois, on fait de belles découvertes. La majorité des bonnes applications sont encore en anglais, mais ma fille ne s’en formalise pas du tout (et apprend une seconde langue du même coup!).
Si au départ, elle a passé beaucoup de temps dans les applications de dessins et de coloriage. J’en avais fait un billet à l’époque. Nous avons par la suite exploré toute sorte d’application, des ludiques et des plus éducatives : fabrication de biscuit, habillement de poupée virtuel, jeux de mémoire, cherche et trouve, découverte de l’alphabet et des chiffres, casse-tête, comptines interactives, et bien sûr application-livre. En vacances ou lors de long trajet en voiture, elle peut écouter ses films préférés sur le iPad.
Avec les applications de création, elle a rapidement compris qu’elle pouvait enregistrer ses plus belles créations pour les conserver, mais aussi les partager. « Est-ce que je peux envoyer mon biscuit à Mamie? ». J’entre alors l’adresse courriel de ma mère et hop, Mamie reçoit un biscuit de sa petite-fille! Quel incroyable portfolio!
Les applications qui ont le plus de succès avec elle sont celles qui allient ludiques et apprentissage, souvent avec des activités en séquence. Une activité pour apprendre les couleurs, suivi d’une activité récompense (choisir un autocollant), comme LunchBox.
Puis, il y a les livres sous forme d’application, comme celles de So Ouat! et de Disney, qui la captive tout simplement. Se faire raconter une histoire, suivre le texte qui s’illumine au fur et à mesure que le narrateur progresse, voir des animations en lien avec le texte, puis faire de petits jeux à partir de la même histoire. Tout simplement magique pour elle!
J’ai aussi acheté quelques albums jeunesse des Éditions de l’Isatis, que nous pouvons lire et regarder de façon plus traditionnel mais sur support numérique.
Il n’est pas rare que, désormais, le soir avant d’aller au lit, elle me demande « un livre qui est dans le iPad ». Pour elle, le support n’a pas d’importance, c’est l’histoire qu’elle a envie de se faire raconter qui compte. Encore une fois, le contenu est maître!
Bref, le potentiel éducatif du iPad est confirmé et le milieu de l’éducation a tout intérêt à s’approprier cet outil extraordinaire. Je sais déjà que quelques enseignants l’utilisent et l’ont même intégré à leur salle de classe. Peut-être que le nombre d’applications en français (spécifiquement québécoises) est encore trop limité, mais il y a certainement des avenues intéressantes quand même.
En conclusion, je dirai que, dans notre famille, le iPad est devenu un objet du quotidien fort utile. Certainement pas un outil indispensable, mais pratique tout de même. Bien sûr, il serait possible de s’en passer, mais maintenant qu’il est là, il représente définitivement un plus et il serait fou de s’en départir. Pour moi, il signifie un lien permanent avec le monde et une ouverture/un accès constant vers la connaissance, davantage qu’un outil de divertissement. Ce n’est pas rien!
États-Unis avant même qu'il soit disponible au Canada pour s'assurer d'en avoir un) promettait de révolutionner le monde du divertissement et la productivité. Après un an, qu'en est-il?
Des millions de iPad ont trouvé preneur dans le monde. Quelques sondages récents ont cherché à savoir quelle est l’utilisation principale que les propriétaires d’iPad font de leur appareil. Sans surprise, c’est la navigation sur le Web qui l’emporte haut la main, suivi de la consultation des courriels et de l’utilisation du réseautage social (Twitter et Facebook en tête). Bref, le iPad est une façon de rester connectés sur le monde (surtout son monde!) et de se tenir informé en quelques secondes.
Regarder des films, jouer à des jeux, utiliser d’autres types d’applications et même lire ne semblent pas encore être dans les habitudes de la majorité, bien que ces activités gagnent en popularité.
Je ne suis pas différente de ces statistiques d’utilisation. Après un an, mon iPad me sert d’ordinateur d’appoint, toujours disponible sur le coin du comptoir de la cuisine ou sur la table du salon pour chercher une information, vérifier mes courriels, placer un commentaire sur Facebook, jeter un œil à mon fil Twitter. Lorsque je cherche une information, hop, je prends le iPad et je cherche, pas besoin d’ouvrir l’ordinateur et l’écran est beaucoup plus convivial que celui du iPhone pour chercher sur le Web. Le iPad est devenu l’ouvrage de référence par excellence!
J’ai essayé d’écrire quelques textes dans Page, mais j’aurais besoin d’un clavier, car je n’arrive pas à taper aussi vite sur le clavier virtuel et j’ai l’impression de ne pas être efficace. J’ai écouté quelques vidéos sur Tou.tv, sans plus, mais je n’ai jamais été une grande consommatrice de télévision. J’ai installé quelques applications de journaux et magazines, mais je ne les consulte pas tant que ça. J’utilise à l’occasion l’application eBay pour magasiner sur le Web. L’application Plans est aussi fort utile pour sortir des trajets avant de se rendre à quelque part ou simplement pour repérer des lieux sur une carte géographique. J’ai installé des tonnes d’application de lectures numériques, mais je reviens toujours à iBooks, l’application d’Apple.
Parlant de lecture numérique, étant dans le domaine, je dois dire que je me suis beaucoup intéressée à cette possibilité associée au iPad. Il y a quelques mois, j’ai complété la lecture de la série Epizzod, Rock & Rose, écrit par Marie-Hélène Poitras et publié à la Courte échelle. Une histoire en 13 épisodes destinée aux adolescentes. J’ai surtout lu par temps perdu dans les transports en commun, mais les deux derniers épisodes, je les ai lu bien calée dans mon divan parce que j’avais hâte de connaître la fin.
Depuis, entre la pile de livres papier qui traine dans mon salon (j’ai toujours été une acheteuse de livres compulsive) et les livres numériques que j’ai accumulé dans mon iPad et mon iPhone (je ne suis pas moins compulsive parce que c’est en numérique), je navigue. Je choisis mes lectures au gré de mes états d’âme. Je lis toujours 2-3 livres en parallèle.
Ces temps-ci, j’ai Le Prédicateur de Camilla Lackberg sur ma table de chevet, la plus récente biographie de Vince Neil, Tattoos & Tequila, en anglais, en cours de lecture dans mon iPad, et Hell.com de Patrick Senécal dans mon iPhone. Je dirai que pour chaque moment il y a une lecture appropriée, mais que j’ai découvert jusqu’à quel point le contenu prime sur le contenant. J’y reviendrai dans un billet prochain.
Pour les enfants
Le surtitre l’annonce. Je crois définitivement (et cela avait été mon « feeling » dès le départ) que la personne qui a le plus bénéficié de l’arrivée du iPad dans la maison, c’est ma fille de 4 ans. Elle en est de loin la plus grande utilisatrice et ne cesse de me demander d’installer de nouvelles applications! Bien sûr, comme parents, il devient essentiel de choisir parmi l’offre gargantuesque d’applications. Parfois, on est déçu, parfois, on fait de belles découvertes. La majorité des bonnes applications sont encore en anglais, mais ma fille ne s’en formalise pas du tout (et apprend une seconde langue du même coup!).
Si au départ, elle a passé beaucoup de temps dans les applications de dessins et de coloriage. J’en avais fait un billet à l’époque. Nous avons par la suite exploré toute sorte d’application, des ludiques et des plus éducatives : fabrication de biscuit, habillement de poupée virtuel, jeux de mémoire, cherche et trouve, découverte de l’alphabet et des chiffres, casse-tête, comptines interactives, et bien sûr application-livre. En vacances ou lors de long trajet en voiture, elle peut écouter ses films préférés sur le iPad.
Avec les applications de création, elle a rapidement compris qu’elle pouvait enregistrer ses plus belles créations pour les conserver, mais aussi les partager. « Est-ce que je peux envoyer mon biscuit à Mamie? ». J’entre alors l’adresse courriel de ma mère et hop, Mamie reçoit un biscuit de sa petite-fille! Quel incroyable portfolio!
Les applications qui ont le plus de succès avec elle sont celles qui allient ludiques et apprentissage, souvent avec des activités en séquence. Une activité pour apprendre les couleurs, suivi d’une activité récompense (choisir un autocollant), comme LunchBox.
Puis, il y a les livres sous forme d’application, comme celles de So Ouat! et de Disney, qui la captive tout simplement. Se faire raconter une histoire, suivre le texte qui s’illumine au fur et à mesure que le narrateur progresse, voir des animations en lien avec le texte, puis faire de petits jeux à partir de la même histoire. Tout simplement magique pour elle!
J’ai aussi acheté quelques albums jeunesse des Éditions de l’Isatis, que nous pouvons lire et regarder de façon plus traditionnel mais sur support numérique.
Il n’est pas rare que, désormais, le soir avant d’aller au lit, elle me demande « un livre qui est dans le iPad ». Pour elle, le support n’a pas d’importance, c’est l’histoire qu’elle a envie de se faire raconter qui compte. Encore une fois, le contenu est maître!
Bref, le potentiel éducatif du iPad est confirmé et le milieu de l’éducation a tout intérêt à s’approprier cet outil extraordinaire. Je sais déjà que quelques enseignants l’utilisent et l’ont même intégré à leur salle de classe. Peut-être que le nombre d’applications en français (spécifiquement québécoises) est encore trop limité, mais il y a certainement des avenues intéressantes quand même.
En conclusion, je dirai que, dans notre famille, le iPad est devenu un objet du quotidien fort utile. Certainement pas un outil indispensable, mais pratique tout de même. Bien sûr, il serait possible de s’en passer, mais maintenant qu’il est là, il représente définitivement un plus et il serait fou de s’en départir. Pour moi, il signifie un lien permanent avec le monde et une ouverture/un accès constant vers la connaissance, davantage qu’un outil de divertissement. Ce n’est pas rien!
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