mardi 17 mars 2026

Le leg du Lab-École

 

Ce texte s’inscrit dans le travail de recherche et d’écriture que j'ai mené en vue de la publication de mon prochain livre, consacré aux angles morts et aux angles neufs de notre système éducatif. Au fil des rencontres, des lectures et des chemins explorés, une conviction s’est imposée : pour comprendre ce qui doit changer en éducation, il faut aussi regarder attentivement ce qui se construit en marge des cadres habituels.

Au Québec, le Lab-École aura marqué les esprits comme une expérience unique : celle d’une école qui se pense et qui se construit autrement. Au départ, le projet avait été accueilli avec scepticisme dans plusieurs milieux, mais l’expérience a démontré qu’il était pertinent et nécessaire.

Ce projet a d’ailleurs confirmé que l’utilisation des lieux aménagés de façon plus flexible transformait le contexte d’apprentissage et permettait de mettre en place des conditions plus favorables pour les apprenants.

Né en 2017 de la rencontre improbable entre un architecte (Pierre Thibault), un athlète (Pierre Lavoie) et un chef (Ricardo Larrivée), le projet portait une conviction simple et audacieuse : le bien-être, la santé et la réussite scolaire ne peuvent être dissociés. L’idée était de redéfinir l’école comme un lieu de vie complet, passer du système-école à l’écosystème-école, un espace où l’architecture, la pédagogie et la communauté s’entrelacent pour créer un environnement propice à apprendre et à s’épanouir.


Le Lab-École se voulait un laboratoire vivant, un chantier d’expérimentation qui réunissait des enseignants, des architectes, des chercheurs, des directions d’école et des municipalités autour d’une même question : à quoi devrait ressembler l’école du 21ᵉ siècle? Comment bâtir des lieux qui inspirent, qui apaisent, qui donnent envie d’apprendre et de collaborer?


À Saguenay, Rimouski, Gatineau, Maskinongé, Shefford et Québec, plusieurs projets pilotes ont vu le jour. Les équipes-écoles y ont expérimenté des espaces ouverts et flexibles, des zones collaboratives, des classes-laboratoires, mais aussi des espaces extérieurs éducatifs et des cuisines pédagogiques. Ces écoles n’ont pas seulement changé le décor : elles ont transformé les façons d’enseigner et d’apprendre, en plus de mettre en lumière l’importance de la collaboration dans les milieux.


Dès le départ, les architectes et les professionnels enseignants ont travaillé main dans la main. Les classes ont été dessinées à partir des besoins pédagogiques. Chaque école est devenue un terrain de recherche-action, accompagnée par des experts du milieu universitaire, du design et de la santé publique. On y a étudié l’impact des espaces sur la concentration, la collaboration, la motivation et le bien-être des élèves.


Les résultats, aujourd’hui documentés, montrent des effets concrets : une meilleure cohésion d’équipe, une réduction du bruit et du stress, une participation accrue des élèves, et surtout, une appropriation collective de l’école. Car le Lab-École n’a jamais eu pour but de construire de « belles écoles », mais de faire école autrement, de démontrer que la forme, la lumière, le mouvement, l’alimentation et la pédagogie peuvent ensemble redonner du sens à l’apprentissage.


Le projet s’est officiellement terminé en 2025, après huit années d’initiatives et de collaboration. Mais son héritage demeure : une vision d’école plus humaine, plus ouverte et plus ancrée dans la communauté. Il laisse aussi une question essentielle, encore sans réponse : comment faire en sorte que ces laboratoires inspirent durablement le système, plutôt que de rester des îlots d’innovation isolés?

Le Lab-École a montré que le changement est possible quand on ose décloisonner les expertises, quand on met les élèves et les enseignants au centre de la réflexion, et quand on accepte que la recherche ne soit pas un luxe, mais un moteur de transformation. Il appartient maintenant aux milieux scolaires de se saisir des apprentissages des labs pour enclencher des changements à leur échelle.

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Il est possible de précommander le livre ici. 


Le lancement aura lieu le 25 mai à Québec. Vous voulez participer, c'est ici! 

dimanche 15 mars 2026

Educare (Edu2) : L'innovation qui part du terrain

Ce texte s’inscrit dans le travail de recherche et d’écriture que j'ai mené en vue de la publication de mon prochain livre, consacré aux angles morts et aux angles neufs de notre système éducatif. Au fil des rencontres, des lectures et des chemins explorés, une conviction s’est imposée : pour comprendre ce qui doit changer en éducation, il faut aussi regarder attentivement ce qui se construit en marge des cadres habituels.


À Montréal, Educare (Edu2) se présente comme une école secondaire et une scène d’innovation pédagogique. La thèse fondatrice est claire : le changement émerge du terrain. Attendre que « le système » se transforme de lui-même relève de l’utopie; il est possible et nécessaire d’agir dans les milieux. 


Acceptée en projet pilote en 2018 puis autorisée officiellement en 2019 par le ministère de l’Éducation du Québec (permis d’établissement d’enseignement), l’école s’inscrit dans le cadre québécois (calendrier, examens, bulletins), tout en repensant la pédagogie avec une logique de start-up : prototyper, tester, itérer.


Le regard de la fondatrice, Gwenola De Grimaudet, éclaire cette posture. Juriste de formation, passée par différents systèmes (France, Irlande, Québec), elle se dit « déçue par l’écart entre les programmes bien écrits du Québec et la réalité du terrain ». 


Quand elle est arrivée au Québec, sa lecture des programmes l’avait convaincue : « Tout est là pour innover », mais selon elle, on se l’interdit trop souvent pour des raisons administratives ou en s’appuyant un peu trop sur la progression des apprentissages. D’où son choix de construire une autre option pédagogique. Educare accueille aujourd’hui environ 35 élèves de secondaire 1 à 5, organisés par cycles.


Concrètement, l’équipe met de côté la répétition annuelle des contenus pour recentrer l’enseignement sur les compétences et les profils de sortie : quand une notion est maîtrisée, on avance; sinon, on y revient autrement. Les « matières » deviennent des prétextes à l’apprentissage, arrimés à des contextes réels (projets, défis, stages, collaborations de quartier). On parle d’expériences d’apprentissage, pas de « cours ». L’évaluation est continue : auto-corrections, bilans d’apprentissage, validations demandées par l’élève lorsqu’il se sent prêt.


Au cœur du modèle, une progression explicite de quatre compétences figure au bulletin et structure l’accompagnement : gérer son travail, porter un jugement critique, collaborer et communiquer. Deux leaders pédagogiques orchestrent projets et du mentorat par compétences, épaulés par des enseignants-experts. À priori, l’horaire impose quelques contraintes structurantes (ex. : présence à certains blocs disciplinaires). 


Puis, au fur et à mesure que l’élève démontre qu’il gagne en autonomie, il gagne aussi de la latitude : adapter l’horaire pour un projet ambitieux, un stage, une concentration sportive ou artistique. Objectif : former des jeunes autonomes, engagés, capables de se situer par rapport à leurs apprentissages, de s’autoréguler et d’ajuster leur trajectoire.


Le financement est entièrement privé. Le projet relève de l’entrepreneuriat social : utiliser la liberté du statut pour faire la preuve qu’un autre chemin est possible dans le cadre des programmes du Québec, puis transférer outils et méthodes aux milieux qui le souhaitent. Cette preuve de concept étant jugée faite, la deuxième étape est engagée : implanter le modèle dans des écoles secondaires (publiques ou privées) motivées à offrir un programme différent. Il ne s’agit pas de construire des clones, mais des écosystèmes locaux, influencés par les mêmes bases : grilles de progression des compétences, rituels de mentorat, cadres d’évaluation continue, design d’expériences et formation d’enseignants-leaders capables d’animer la transformation de l’intérieur.


Educare ne prétend pas résoudre les contraintes systémiques (financement, reconnaissance, hétérogénéité des contextes), mais propose un autre chemin praticable. Selon la fondatrice, l’école documente les résultats : des élèves qui se prennent en main, coopèrent dans des projets réels, assument leurs choix et reviennent contribuer après leur départ. 


En filigrane, la boussole ne dévie pas : compétences d’abord, expériences signifiantes, évaluation au service de l’apprentissage, responsabilisation graduelle. Bref, un changement par le terrain, rendu possible non pas contre les programmes du Québec, mais grâce à ce qu’ils permettent, quand on ose s’en saisir.


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Il est possible de précommander le livre ici. 


Le lancement aura lieu le 25 mai à Québec. Vous voulez participer, c'est ici! 


jeudi 19 février 2026

Chronique au sujet de l'écriture d'un livre

 


En septembre 2025, j'ai annoncé que j'écrivais un livre et après, je me suis faite assez discrète ici. J'ai été emporté dans un tourbillon de moments de rédaction et de dates de tombée, tout ceci à travers la vie normale! Mais, ceux qui me connaissent savent que j'aime les défis et que je ne recule jamais quand j'ai une idée en tête. Pour moi, ce projet est un gros leg et ma façon d'essayer (encore) de faire bouger les choses.

Alors, le projet arrive à terme bientôt. Mon livre sera publié en mai par Septembre éditeur. Voici un aperçu des étapes par lesquelles je suis passée dans les derniers mois.

Après un véritable marathon de rédaction en octobre, j'ai remis la première version en novembre et j'ai attendu avec impatience les commentaires de mon éditrice, Lucie. Nous nous sommes rencontrés le 19 décembre et elle m'a fait part de ses commentaires. Sans surprise, j'ai appris que je devais couper environ 20 000 mots (oui, vous avez bien lu!). J'avais tant à dire. Je devais recentrer certaines sections, éviter les redondances, écrire de meilleurs introductions (ma bête noire, les sujets amenés, posés, divisés!). En parallèle, j'avais aussi entrepris des démarches pour recruter le signataire de ma préface. Il a accepté avec enthousiasme. Je laisse planer le mystère sur son identité encore un peu.

J'ai laissé passer le temps des fêtes. J'avais besoin de prendre une pause. Mon cerveau avait besoin de repos. C'est donc au début janvier que je me suis penchée sur le manuscrit qui allait devenir la deuxième version. On m'a dit que c'était la pire étape (allô Pierre-Luc!) et j'ai bien compris pourquoi. Revenir sur ce qu'on a écrit, accepter de « sacrifier » certaines sections et informations, dire autrement, ce n'est pas toujours facile. Je suis habituée de relire les autres mais me relire moi et transformer mes écrits, c'était nouveau. Au fil des soirées et des fins de semaine, j'ai avancé et j'ai coupé. J'ai consulté des amis (allô Maxime), j'ai parlé à certains de mes contacts en éducation de valider certaines sections. J'ai demandé à quelques personnes de me relire (reallô Pierre-Luc, bonjour Geneviève et Marc) J'ai ajusté, j'ai bonifié aussi. Je suis arrivée à une « V2 » satisfaisante le 1er février.

De nouveau, envoi à Lucie et attente du verdict. Est-ce que mes efforts avaient été à la hauteur? Il semble que oui! À son retour, quelques jours plus tard, elle m'a confirmé qu'il restait peu de choses à modifier. Quel soulagement d'en arriver à ce moment! C'est à la fois très satisfaisant et angoissant. Au fur et à mesure que le projet avance, je commence à me rendre compte du projet que je suis en train de concrétiser. C'est en voyant la proposition de couverture que je me suis : Wow, c'est bien vrai! Après, je me suis empressée de faire les dernières retouches au manuscrit et de mettre de l'ordre dans mes références bibliographiques (un autre beau défi!). Je dois aussi préparer la mise en ligne de quelques textes complémentaires, qui seront uniquement accessibles ici sur mon blogue (J'ai fait de la récupération dans les sections coupées!). J'ai finalement envoyé la « VF », la version finale en début de semaine! Quel bonheur de franchir cette étape!

Ça avance. Je dois maintenant penser au lancement et aux activités de promotion du livre. Ce n'est pas tout de l'avoir écrit, il faut que j'en vende maintenant! Le lancement officiel est prévu le 25 mai à Québec, idéalement dans le quartier St-Roch ou le secteur du Petit-Champlain. Je n'ai pas encore trouvé de lieu pour tenir l'événement. J'y travaille. Notez la date à votre agenda! Je publie bientôt les invitations.

Pour ma famille et mes amis du Bas-Saint-Laurent, je pense aussi à un événement plus petit à La Pocatière. Mes racines sont là et c'est important pour moi d'aller y présenter mon livre. D'autant plus que c'est une ville qui est reconnue pour ses établissements d'enseignement. À suivre aussi mais ce sera certainement en mai. Gardez votre agenda proche!

Pour ceux qui ne le savaient pas déjà, de quoi parle mon livre? Il parle d'éducation, de développement de compétences, d'apprendre à apprendre et d'apprendre toute la vie. Il parle du système qui ne favorise pas la réussite éducative de tous et qui bouge trop lentement pour la vitesse à laquelle notre monde évolue. Il parle du pouvoir que chacun a de changer les choses, un peu, à sa façon. Et il donne, surtout, des idées pour se mettre en action. Bref, il parle de ce que je connais, de ce qui me tient à coeur et de ce qui m'anime dans ma vie professionnelle depuis 25 ans (oups, on rajeunit pas!).

Pour en savoir plus, lisez le résumé ici : https://scriba-mots.ca/portfolio/livre/ 

Parmi les articles complémentaires, je vous invite déjà à découvrir le projet d'école buisonnière mis en place par le Carrefour jeunesse de Shawinigan. Un projet coup de coeur. J'ai dû raccourir la présentation du projet dans mon livre, mais je voulais absolument publier l'intégral ici.


dimanche 1 février 2026

L’École buissonnière : quand sortir de l’école permet de raccrocher


Ce texte s’inscrit dans le travail de recherche et d’écriture que je mène actuellement en vue de la publication de mon prochain livre, consacré aux angles morts et aux angles neufs de notre système éducatif. Au fil des rencontres, des lectures et des chemins explorés, une conviction s’est imposée : pour comprendre ce qui doit changer en éducation, il faut aussi regarder attentivement ce qui se construit en marge des cadres habituels.

L’expérience de l’École buissonnière, mise en place par le Carrefour jeunesse de Shawinigan, fait partie de ces initiatives qui méritent d’être documentées et mises de l'avant dans les débats actuels sur le décrochage, les parcours non linéaires et la réussite éducative. Elle illustre concrètement comment, en sortant temporairement de l’école, certains jeunes parviennent paradoxalement à… y raccrocher autrement.

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À Shawinigan, le Carrefour jeunesse (CJE) a mis en branle le projet de l’École buissonnière, un dispositif souple de trois jours par semaine pensé pour des jeunes de 14 à 17 ans en obligation de fréquentation scolaire, mais à haut risque de décrochage, souvent en lien avec la DPJ. L’idée est simple et ambitieuse à la fois : offrir un parcours non académique qui redonne du sens aux apprentissages, aide à (re)trouver un cap et remet le pouvoir d’agir entre les mains des jeunes. «I l faut penser en dehors de la boîte pour rejoindre les jeunes qui ne se retrouvent pas dans les milieux traditionnels », résume la directrice, Geneviève Boivin.

La clientèle ciblée est composée de jeunes déjà désengagés de l’école ou en « lien pédagogique » pour lesquels les mécanismes habituels s’essoufflent. « Pour le dire simplement, les jeunes se retrouvent assis dans leur salon parce que le milieu scolaire ne sait plus quoi faire. Les milieux traditionnels peinent à leur proposer une réponse adaptée. Ce sont des jeunes qui stagnent, sans perspective de solution. » L’entrée dans le projet est volontaire : on choisit d’essayer autrement.

Concrètement, les rencontres ont lieu le mardi, le mercredi et le jeudi. Les matinées misent sur des ateliers de connaissance de soi, d’estime de soi et d’affirmation, des activités citoyennes (bénévolat, implication communautaire) et des visites d’entreprises et d’organismes. Les après-midis se déroulent à l’extérieur selon l’approche d’intervention psychosociale par la nature et l’aventure (IPNA) : randonnées, excursions, défis collaboratifs, résolution de problèmes en contexte réel, etc. Le cadre de vie (code de vie, rôles, accueil des nouveaux) est co-construit; les entrées et sorties sont continues, au rythme des plans d’action individuels. « Il s’agit de déstabiliser le jeune, de façon contrôlée, pour qu’il prenne conscience qu’il possède en lui les outils nécessaires pour recréer une stabilité dans sa vie. »

Inspirée des travaux menés à l’Université du Québec à Trois-Rivières par le chercheur Sébastien Rojo, l’approche IPNA vise à reconnecter les jeunes à eux-mêmes et au monde à travers des expériences concrètes, physiques, sociales et signifiantes. La recherche met en évidence le rôle du plaisir, de la mise à distance du quotidien difficile et du soutien du groupe comme leviers de transformation personnelle.

Le but n’est pas de remplacer l’école ni de viser d’abord une sanction d’études, mais d’accompagner vers un projet de vie réaliste, qu’il s’agisse d’un retour aux études, d’une intégration au travail ou d’un engagement citoyen. « L’objectif ultime de ce projet, c’est d’aider chaque jeune à se construire un projet de vie », dit la directrice. Pour ceux qui souhaitent reprendre des apprentissages scolaires, des plages sur mesure peuvent être aménagées les lundis et vendredis, en coordination avec le centre de services scolaire du territoire.

L’équipe de départ compte deux intervenants, appuyés par une supervision clinique et un soutien de direction à temps partiel pour le lancement. La capacité visée est de 25 jeunes par année. Le montage financier est hybride : 
fonds propres du CJE et contribution de la fondation des jeunes de la DPJ. Le rôle du CSS est repositionné en facilitation (transport, reconnaissance des présences, passerelles de retour). L’équipe du CJE documente systématiquement les présences, les cheminements et les réintégrations scolaires ou professionnelles. Des défis administratifs persistent (transport pour des jeunes non inscrits, reconnaissance des présences, modalités d’évaluation et de reconnaissance du parcours). L’engagement demeure clair : « Nous ne laisserons pas un jeune rester isolé à la maison. »

Pensée dès le départ comme une réponse agile à un vide de services, l’École buissonnière se veut aussi un modèle transférable dans d’autres régions, via le réseau des 110 CJE du Québec. Prévenir plutôt que « d’éteindre le feu », reconnaître qu’il n’existe pas un seul chemin vers la réussite, arrimer les forces des milieux communautaires, scolaires et de la protection de la jeunesse : telle est la promesse d’un dispositif qui remet l’expérience vécue, la relation et l’autodétermination au centre, là où plusieurs jeunes retrouvent enfin prise sur leur trajectoire.

Loin d’être une « école parallèle », l’École buissonnière est un lieu de transition. Elle offre un filet de sécurité à des jeunes souvent marqués par l’échec ou la stigmatisation, mais surtout un espace pour retrouver le goût d’apprendre et la confiance en soi. Comme l’explique sa directrice : « Il ne s’agit pas de faire école autrement pour le principe, mais de redonner du sens à l’apprentissage. Quand un jeune comprend pourquoi il apprend, il se remet en mouvement. »