dimanche 27 août 2023

Quelques réflexions numériques en vrac


Il y a des mois que j'avais envie d'écrire ce billet. Mais le temps manque. Et puis, c'est un sujet tellement polémique que j'avais peur de ne pas trouver les bons mots. Finalement, je me suis dit que je pouvais m'exprimer sur ce sujet que je connais si bien.

ll y a des mois que certains médias s'appliquent à démoniser les technologies à l'école et qu'ils mélangent tout dans un gros panier. Pourtant, il y a tant de nuances à apporter. On pourrait parler de l'utilisation des cellulaires par les jeunes et par les adultes aussi, de ce qu'on en fait et aussi de quand on le fait. On pourrait parler de compétences informationnelles et sociales, du jugement et de l'esprit critique qui va avec l'utilisation des appareils numériques. On pourrait parler des manières de faire apprendre, d'aider les jeunes en difficulté, de stimuler les apprentissages, de motiver. On pourrait aussi parler de compétences à développer pour pouvoir occuper un emploi en 2023, comme savoir envoyer des courriels et y répondre, utiliser des logiciels professionnels de façon efficace.

Au lieu de ça, on parle souvent et simplement « des jeunes et des cellulaires à l'école ». Ah les jeunes sont toujours sur leurs « cell », on devrait leur enlever et le bannir. Point! 

Nous sommes-nous regardés comme adulte? Avons-nous analysé nos propres comportements et l'exemple que nous donnons aux jeunes? Avons-nous posé des gestes pour apprendre à utiliser les technologies de façon pertinente? Avons-nous initié des actions pour apprendre aux jeunes à gérer leur temps et leurs comportements? Leur avons-nous proposé d'autres activités stimulantes dans laquelle s'engager au quotidien?

Cet été, il y a eu un reportage (je n'ai pas retrouvé la référence) dans lequel on parlait des parents qui passaient du temps sur leur cellulaire dans les parcs pendant qu'ils laissaient jouer leurs enfants dans les modules. La télévision a servi de « gardienne » à bien des enfants. Les tablettes et les cellulaires l'ont remplacé depuis déjà quelques années. Je ne jette pas le blâme sur les parents, je dis juste que ça existe. 

Récemment, j'ai rédigé deux articles pour l'École branchée avec des spécialistes. Leur discours est pertinent (et percutant). 

Félix Berrigan, professeur à l'Université de Sherbrooke, réalise des études sur la sédentarité chez les jeunes. Il rappelle que « les adultes ont un rôle important de modèle à jouer en ce qui concerne l'utilisation des écrans, mais aussi en tant que catalyseur pour proposer d'autres types d'activités aux jeunes, que ce soit à l'école ou à la maison ». 

Emmanuelle Parent est cofondatrice et directrice générale du Centre pour l'intelligence émotionnelle en ligne (le CIEL) et a réalisé une étude sur l'usage du numérique chez les adolescents à l'Université de Montréal. Elle soutient : « Parmi les limites à l'autorégulation, il s'agit d'une approche qui responsabilise l'individu et met le poids d'une utilisation saine que sur ses épaules, alors que cette problématique touche tous les jeunes. Est-ce réaliste d'exiger qu'une ou un ado choisisse délibérément de diminuer ses liens avec son entourage qui pourtant le sollicite et le considère disponible en tout temps? ». 

Les technologies sont débarquées massivement dans nos vies. Les temps changent, comme on dit. La société a littéralement été transformée. Il n'y aura pas de retour en arrière, qu'on le veuille ou non. 

Ça ne veut pas dire de faire n'importe quoi.

Nous avons le pouvoir de nous poser et de réfléchir calmement, sans s'enflammer ni paniquer. Tout n'est pas noir ou blanc, il n'y a que du gris. Que voulons-nous pour la suite? L'interdiction ou l'accompagnement? Faire l'autruche et envoyer la poussière sous le tapis ou prendre le taureau par les cornes pour mieux maîtriser la situation?

Et l'école maintenant?

On place plusieurs responsabilités sur les épaules des écoles et des enseignants. Une partie de l'éducation doit se faire à la maison. C'est toujours délicat d'aborder ce sujet. Il ne faut surtout pas avoir l'air de juger des compétences parentales. N'empêche... Quand celles-ci sont réduites, l'école prend inévitablement le relais.

Les propos de Florent Michelot, professeur à l'Université de Moncton, sont toujours nuancés et pertinents, comme ceux qu'il tient dans cette entrevue accordée à la radio de Radio-Canada. Le sujet est complexe et souvent, on préfère reporter les discussions sérieuses sur le sujet, dit-il. Sans nier les enjeux, il rappelle que des avantages sont bien réels. Tout est toujours une question d'équilibre!

L'année scolaire n'est pas encore commencée officiellement que plusieurs déchirent leur chemise sur la place publique pour appeler au bannissement des cellulaires entre les murs des écoles. Que se passera-t-il alors? Les jeunes continueront d'utiliser leurs appareils à tout autre moment, sans l'accompagnement d'adultes responsables. Est-ce vraiment ce que nous voulons?

Mieux choisir les moments où la technologie est utilisée en classe, certes, mais surtout pas la bannir.

L'école québécoise a trois missions : instruire, socialiser et qualifier. À travers chacune de ses missions, il y a désormais une part de numérique. Apprendre à dénicher des connaissances justes et véridiques, faire preuve de civisme, intégrer la société et le marché du travail. Tout se passe en ligne maintenant. 

Dans un article qui sera publié dans le prochain magazine de l'École branchée en septembre, un article invite à adapter l'enseignement des stratégies de lecture pour tenir compte des supports de lecture utilisé par les jeunes. On ne lit pas sur papier comme on lit sur écran.

Il y a plein d'autres situations et gestes comme ceci qui appellent à adapter les pratiques d'enseignement et d'apprentissage. Voulons-nous former les jeunes pour la société d'hier ou celle d'aujourd'hui et de demain? Il y a déjà trop d'alphabètes fonctionnels dans notre société.

C'est aussi le propos que tient Patrick Giroux, professeur en technologie éducative à l'Université du Québec à Chicoutimi, dans cette excellente entrevue, lorsqu'il aborde l'étiquette d'usage en lien avec les technologies et la formation des futurs enseignants. L'école doit s'adapter au monde d'aujourd'hui et prendre sa responsabilité de former des citoyens à l'ère du numérique.

Bien sûr, il y a un équilibre à trouver, mais de grâce, arrêtons de craindre le numérique éducatif, il y a pleins d'entreprises québécoises qui créent des dispositifs numériques éducatifs de qualité, il y a des organismes, comme l'École branchée, qui sont là pour accompagner les enseignants.

En 2023, les meilleures occasions d'emplois au Canada se trouvaient, sans surprise, dans le secteur technologique. Nous avons le choix de former nos jeunes pour qu'ils joignent ce secteur ou de laisser aller et de confier le développement de ce secteur à d'autres que nous.

Plus que tout aujourd'hui, il faut « vaincre la technophobie ambiante », comme me mentionnait la spécialiste du numérique, Nellie Brière, lors d'un entretien que j'avais eu avec elle.

L'accompagnement nécessaire auprès des jeunes ne viendra pas du bannissement des technologies, il viendra d'un engagement envers la jeunesse. Nous avons déjà perdu trop de temps. C'est pourquoi nous nous retrouvons face à la situation actuelle. Pouvons-nous reprendre le contrôle de façon nuancée et réfléchie?


Image : artefact toujours présent dans un restaurant de La Pocatière. 



dimanche 20 août 2023

La suite de 2023

 

Je suis partie pendant une semaine. J'ai tout fermé et je suis allée profiter de Paris avec ma fille. C'était le cadeau que je lui offrais / nous offrais pour souligner la fin de ses études secondaires. À la fin du primaire, je lui avais offert New York. On dit que les voyages forment la jeunesse... Selon moi, ces périples ont bien plus de valeur que tout autre présent.

Je suis partie et j'en avais bien besoin. Ce séjour parisien m'a aidé à faire le vide de tout le négatif qui me poursuivait depuis le début de l'année et à faire le plein d'une énergie nouvelle, juste à temps pour le retour au boulot et la rentrée scolaire. Se reposer, ne pas avoir d'horaire, décider de son emploi du temps (presque) au jour le jour, voici un luxe que l'on devrait s'offrir plus souvent. Les vacances, c'est fait pour ça, mais ça ne peut pas durer toute l'année!

Cette dernière semaine de vacances m'aura donc permis de boucler la boucle sur la première moitié de l'année, de prendre un pas de recul et de faire la paix avec moi-même. Il y a quand même eu du beau pour moi en 2023, pas mal en plus, et j'ai bien profité de l'été (il le fallait!). Maintenant, repartons la machine.

Mais comment ne pas se mettre de pression lorsque l'on voit déjà la liste de choses à faire qui s'allonge? Comment être indulgent envers soi-même et accepter de laisser passer des opportunités parce que c'est trop? Comment reprendre le rythme tout en maintenant un certain équilibre? C'est toujours difficile de faire des choix. C'est à ça que je pense en ce moment. 

La rentrée s'annonce mouvementée. La transition vers le cégep est un brin stressante pour ma fille. La gestion des transports sera un défi (une occasion de se rappeler que le transport collectif est déficient sur la rive-sud de Québec et que, par conséquent, la circulation automobile n'est pas fluide). Il faudra se créer un nouvel horaire familial avec des cours qui commencent à 8 h et des journées qui se termineront vers 18 h. 

L'automne s'annonce plein de projets emballants. Ça ne manque jamais pour moi et j'en suis très reconnaissante! Une nouvelle routine devrait s'installer peu à peu avec des projets qui se poursuivent et d'autres qui prendront leur envol. Comme d'habitude, j'aimerais faire le souhait d'écrire plus pour moi à travers tout ça, mais je ne sais pas si j'y arriverai. 

Planifier chaque semaine une à une et prendre ça un jour à la fois, je crois que ça devrait être ma devise de l'automne. Il y aura des ajustements, mais soyons zen. C'est parti!


Image : Vu sur les écrans de 42 Québec le 8 février 2021, toujours d'actualité aujourd'hui.

jeudi 27 juillet 2023

Pause sur 2023

 


Le milieu de l'année est un bon moment pour jeter un regard sur la première moitié. En un coup d'œil, tout ce que je trouve à dire, c'est : 

« 2023, tu n'as pas été tendre avec moi dans ta première moitié ». 

Depuis un peu plus de six mois, je vis une montagne russe d'émotions. Je n'expose pas très souvent ma vie personnelle sur la place publique. Mes amis proches savent à quoi je fais référence. Pour les autres, ne vous inquiétez pas trop pour moi, ça va.

Tout ça pour dire que dans les dernières semaines, j'avais le cerveau dans les « vapes » et vraiment besoin d'une pause. Cela ne m'est pas arrivé souvent dans ma vie d'être dans cet état émotionnel. C'est même difficile à admettre pour moi, malgré tout ce que j'avais écrit dans mon billet bilan de 2022. Je ne suis pas une personne qui aime montrer ses émotions. J'avance, je n'ai jamais regardé en arrière et je sais où je m'en vais dans la vie. Même que présentement, je suis pas mal sur un gros X professionnel. J'aime vraiment ce que je fais et où je suis rendue. 

On dit que c'est normal d'avoir des moments de vulnérabilité. Parfois, ils nous frappent de plein fouet et il faut les affronter. Dans ce temps-là, il faut se rattacher à ce qui compte vraiment, à nos valeurs, à nos ancrages. Ça n'a jamais été aussi vrai pour moi. 

Ce qui compte vraiment, ce sont tous les projets professionnels qui me passionnent et qui me donnent l'impression de changer le monde à ma façon, de jouer un rôle. J'ai besoin de l'énergie que ces projets me donnent. Ils font partie de moi, de qui je suis. C'est aussi de prendre du temps pour moi, faire du sport, marcher, bouger, danser (au FEQ!) pour donner une pause à mon cerveau et « entretenir » la machine.

Les valeurs, je les ai déjà décrites dans un billet et elles demeurent vraies aujourd'hui : l'authenticité et la gratitude sont les plus essentielles dans ma vie personnelle. Rester soi-même, ne pas essayer d'être quelqu'un qu'on n'est pas vraiment pour plaire aux autres. Être reconnaissant pour ce que l'on a et ne jamais rien prendre pour acquis. Pour moi, être authentique, c'est la simplicité, c'est construire des moments et des souvenirs plutôt que d'accumuler du matériel, c'est me rappeler d'où je viens et passer du temps au bord du fleuve. 

Mes ancrages, c'est ma recherche perpétuelle de l'équilibre (un jour peut-être!) mais c'est aussi mes parents (toujours présents quand il le faut) et surtout ma fille. Ce rôle de mère que je n'étais pas certaine de vouloir et qui m'a conduit ailleurs, bien au-delà de ce que j'avais imaginé. La fierté de participer à la « construction» d'un être humain et de lui transmettre des valeurs, comme la force et l'indépendance, de lui apprendre à voler de ses propres ailes, de lui dire (et lui démontrer) que tout est possible et qu'il faut d'abord s'écouter avant d'écouter les autres.

Et moi, pendant ce temps, j'étais sur le point d'arrêter de m'écouter et de ne plus rester moi-même... Et c'est pour ça que la pause estivale est plus que bénéfique. Se déconnecter pour mieux se reconnecter à soi-même. Ça fait cliché d'écrire ça, mais c'est ça pareil. 

C'est le moment de s'assurer qu'on est toujours dans la bonne « trail », qu'on ne s'est pas perdu en chemin. Parfois, il faut verser quelques larmes, se mettre à douter un peu, puis retrouver le focus avant de reprendre la route.

Tout n'est pas réglé, tout ne dépend pas de moi, mais j'ai les idées plus claires. J'ai déjà écrit qu'il faut faire plus de place dans notre vie pour ce qu'on aime et en garder moins pour ce qu'on n'aime pas. C'est toujours aussi vrai et cela devrait être une priorité. La vie, ça devrait être simple!

En vacances, à part aller en Gaspésie (!), je lis... un livre après l'autre. Ça fait tellement du bien. Ça me ressource pour écrire le reste de l'année!

D'ailleurs, en terminant, merci à ma meilleure amie qui m'a prêté le livre Derrière de mon sourire de Maïka Desnoyers. Tu ne te doutais pas à quel point cette lecture me ferait du bien (moi-même, je n'en avais aucune idée avant de commencer à lire). C'est grâce à cette lecture que j'ai réussi à écrire ce texte. Moi aussi, j'en ai tellement caché des émotions derrière mon sourire!

Les vacances ne sont pas terminées. Je continue d'en profiter, de faire le vide (du négatif) et le plein (de positif).


jeudi 29 juin 2023

10 choses à retenir de l'événement Humanitek

 



Le 15 juin dernier, j'ai fait un petit aller-retour à Montréal en train. Bien que j'ai fait ce déplacement pratiquement à toutes les semaines à une autre époque, c'est assez rare maintenant que je le fasse. Alors pourquoi cette escapade?

Parce que Numana (ou anciennement TechnoMontréal) organisait la journée Humanitek et que je tenais à y participer. Il s'agit d'un événement annuel d'une journée autour des technologies émergentes. Une belle occasion de voir venir, de réfléchir aux possibles et surtout de rencontrer des gens qui aiment aussi se projeter dans l'avenir.

Et justement, la journée a été riche en rencontres (Allô Stéphane, Pascal, François (x2), Cassie, Florian, Alexandre et cie!). Ça fait donc du bien de pouvoir prendre le temps, de se retrouver et jaser! Juste pour ça, ça valait le déplacement!

Les conférences de la journée ont porté sur 4 thèmes : 

  • Les humains et la technologie dans les villes du futur
  • Le métavers
  • Les réseaux de télécommunication de nouvelle génération
  • Les tendances des technologies émergentes

Elles en valaient aussi la peine. Je ne résumerai pas tout. Il fallait y être (hihi) pour profiter du discours de chaque conférencier. 

Je dirai simplement que j'ai eu un gros coup de coeur pour Carlo Ratti du MIT Senseable Lab. Avec sa présentation, il a bien démontré comment les technologies peuvent être utiles à la prise de données dans les villes, sans être invasives pour les citoyens. Les résultats obtenus offrent des statistiques réelles pour orienter les décisions de façon concrète et efficace. 

Par exemple, nous connaissons de mieux en mieux les chaînes d'approvisionnement à travers de nombreux outils de traçabilité. Mais, qu'en est-il de la chaîne de déchets? Laissez-moi vous dire qu'il y a du chemin à faire pour optimiser le tout! Il en a fait la démonstration avec l'un de ses projets où des « tag » étaient apposés sur des rebuts en tout genre. Le trajet parcouru par certains est fascinant et porte nécessairement à réflexion.

Également, par l'analyse de la nature des communications électroniques des personnes sur le campus du MIT, il a aussi fait la démonstration que la pandémie a eu pour effet de réduire considérablement les cercles sociaux. Si les technologies ont pu permettre le maintien des échanges, ceux-ci se sont concentrés sur un cercle réduit de contacts (qui se rétrécissait au fur et à mesure que la pandémie se prolongeait). « Pourtant, on sait qu'il faut sortir de son cercle immédiat pour innover, générer de nouvelles idées, provoquer des chocs d'idées », a-t-il rappelé. M. Ratti a donc terminé sur un appel à sortir, à se rencontrer, à créer des contextes pour aller au-delà de ce qui existe déjà. J'aimerais bien le réentendre à Québec en 2024 🤔!

Le top 10 de la journée

Tout au long de la journée, Cynthia et Florian, les deux animateurs et membres de l'équipe de Numana, ont pris des notes de ce qu'ils retenaient des conférences. En conclusion, ils ont présenté les 10 choses à retenir. Avec leur permission, je vous les présente aussi. 

  1. Une convergence entre l’intelligence artificielle et le quantique s’en vient, mais ces technologies ne sont pas au même niveau de maturité et de compréhension pour l’instant.
  2. Pour résoudre des problèmes révolutionnaires, il faut penser à long terme.
  3. « Think big, start small and scale fast. »
  4. Le changement des procédés et des habitudes, c’est 70 % du travail de transformation technologique.
  5. Miser beaucoup sur le développement de la technologie responsable au niveau des ressources humaines d’une entreprise et éviter le sur-usage de la technologie.
  6. Les questions d’identité numérique et d’anonymisation des données questionnent sur la lourdeur des processus d’approbation pour les utilisateurs, faudra-t-il des approbations pour la moindre utilisation de chaque donnée?
  7. On sent que l’ensemble de l’industrie se préoccupe de la question climatique.
  8. Il y a un désir de garder les interactions humaines réelles en parallèle des interactions numériques dans les environnements virtuels.
  9. Il y a de la place pour de nouveaux modèles d’affaires quand on pense à l’avenir des réseaux, mais le Québec est très créatif. On doit imaginer des modèles holistiques (qui impliquent de multiples fournisseurs).
  10. « The future is open. It is not predetermined. No one can predict it, except by chance. We all contribute to determining it by what we do. We are all equally responsible for its success. »
Finalement, je remercie l'équipe de Numana pour l'organisation de cette journée de qualité. Je sais qu'il y a beaucoup de travail dans ce type de journée. Ça en valait la peine!

On s'y voit l'an prochain?

mardi 27 juin 2023

Le métier de journaliste

 


Aujourd'hui, j'ai envie de vous raconter une histoire qui est un bel exemple de ce que j'aime de mon travail avec l'École branchée. C'est une série de moments qui s'enchaînent et qui montre le beau en éducation. Une occasion qui se présente et qu'il faut saisir. 

  • 21 avril : Je reçois un courriel d'Ann Dontigny, conseillère pédagogique RÉCIT au Centre de services scolaire au Coeur-des-Vallées. Elle me propose de réaliser une entrevue avec une enseignante qui intègre le numérique à sa pratique et qui a conçu un journal numérique avec ses élèves au cours de la dernière année.

  • 26 mai : L'entrevue a lieu via Teams avec Ann, Serge Langlois, un de ses collègues RÉCIT, et Josiane Desjardins, l'enseignante de 6e année. Au cours de l'entretien, je ne peux m'empêcher de poser des questions sur l'éducation aux médias. Est-ce que le métier de journaliste a été présenté aux élèves? La réponse : « Un peu, mais pas tant que ça. Voudrais-tu le faire, toi? ».

C'est ainsi que je me retrouve à préparer une présentation sur le métier de journaliste. C'est une belle occasion de faire une introspection sur ce qui m'a conduite vers celui-ci et sur ce que cela représente pour moi.

  • 14 juin : Mon article présentant le projet de journal numérique est publié sur le site de l'École branchée. Juste à temps pour ma rencontre avec les élèves de Mme Josiane.

Il commence ainsi : 

« Tout au long de l’année scolaire, les élèves de 6e année de Josiane Desjardins ont produit quatre éditions de leur journal numérique de classe. Alors que le projet devait être terminé, ils ont supplié leur enseignante de produire une édition bonus avant le départ pour les vacances. Voyons ce qui se cache derrière la réalisation de ce journal qui crée des synergies dans la classe, dans l’école et même dans la communauté. »

Maintenant, je vous raconte la suite, qui n'est pas dans mon article. J'ai donc préparé une présentation. J'avais aussi reçu des questions de la part des élèves. Pour certaines, les réponses se trouvaient dans ce que j'ai prévu. Pour d'autres, non. Et je dois avouer que certaines me font réfléchir. 

À 11h, le 14 juin, je me connecte au lien Teams et je fais la connaissance de la classe de Mme Josiane.

Voici quelques exemples de questions et les réponses que j'ai données : 

  • Pourquoi avez-vous décidé d'étudier le métier de journaliste? 
    • Au départ, c'était parce que je voulais devenir journaliste sportive pour suivre les Nordiques de Québec (oui, des élèves connaissaient les anciens Avalanches). Ensuite, c'était parce que j'aime écrire, j'aime être informée, j'aime partager, expliquer, j'aime le contact avec les gens.

  • Quelles sont les qualités requises pour être un bon journaliste? 
    • Je réponds la curiosité avant tout, être ouvert d'esprit, s'intéresser à toute sorte de sujet. Ensuite, on ne peut passer à côté de la qualité de la langue écrite et parlée. Savoir s'exprimer de façon adéquate, être bon vulgarisateur. Il faut aussi savoir écouter les autres, observer, être attentif, avoir du flair pour ce qui mérite d'être partagé.

  • Quel est l'article que vous avez aimé le plus faire et pourquoi? 
    • Les articles que j'ai aimés le plus écrire sont ceux qui m'ont sorti de ma zone de confort. Ce sont les fois où j'ai écrit sur des sujets que je ne connaissais pas et que je devais décortiquer pour les comprendre. Je dis toujours que si je réussis à expliquer ces sujets de façon compréhensible, tout le monde comprendra. Un exemple : un dossier sur le transport maritime au début de ma carrière.

  • Avez-vous déjà eu le syndrome de la page blanche au moment d'écrire un article?
    • Ça peut arriver plus souvent qu'on pense. Dans ce temps-là, j'attends. Je passe à une autre tâche. Je dis toujours qu'il ne faut pas forcer les textes. Ils se construisent dans ma tête et quand ils sont prêts, je les écris.

  • Quel conseil donneriez-vous à une personne qui veut devenir journaliste?
    • Intéressez-vous à toutes sortes de sujets. Lisez et écoutez des nouvelles. Écoutez les gens quand ils parlent pour voir ce qui les intéresse. Ouvrez vos horizons.
    • Et j'ai fait un clin d'œil à mon ami Denis Martel, producteur de balados, que j'avais reçu en entrevue récemment.



À 11h50, on se quitte. La cloche va sonner l'heure du dîner. Finalement, j'ai passé un bon moment avec ces jeunes de 6e année et leur enseignante. Je les remercie de m'avoir accueilli (virtuellement) dans leur classe. Si j'ai pu faire une différence pour ces élèves, j'en suis heureuse.


Pourquoi en parler?

Pourquoi je trouvais important de dire oui à la proposition de Mme Josiane et de parler du métier de journaliste à ces élèves? Pourquoi je le ferai à nouveau si l'occasion se présente? 

Parce que de plus en plus de gens décrochent des médias et de l'information. Il est facile de devenir cynique face aux médias. Dans certains cas, ce sont les médias eux-mêmes, par leur couverture sensationnaliste, qui en sont la cause (malheureusement). Il y a pourtant un guide de déontologie à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, dont je suis membre.

Parce que les sources d'information se multiplient et que la désinformation, la mésinformation et les fausses nouvelles n'ont jamais été aussi nombreuses (recherchez la différence entre chacun). 

Parce que, pourtant, il n'a jamais été aussi important de s'informer, de comprendre le monde qui nous entoure pour participer activement à la société. 

Parce que le métier de journaliste doit être valorisé pour ce qu'il est : une contribution à la vie communautaire et démocratique, un partage et une circulation de faits et d'idées, de façon équitable et neutre, avec l'objectif d'amener le monde à être meilleur. 

À ce sujet, j'ai bien aimé le cri du coeur de Marie-France Bazzo, publié dans La Presse récemment. J'avais déjà écrit au sujet d'un autre écrit de Mme Bazzo : Les médias pourraient faire partie de la solution. Je vous invite à lire si le sujet vous intéresse.




samedi 24 juin 2023

42 Québec, partenaire de l'événement Rêver l'impossible

 

ET SI LA PÉDAGOGIE DE 42 QUÉBEC POUVAIT ÊTRE APPLIQUÉE DANS D’AUTRES CONTEXTES ÉDUCATIFS?


42 Québec a eu l’honneur de participer à l’événement Rêver l’impossible, à la Tohue, à Montréal, le 20 juin 2023. Nous avons pu contribuer à une activité d’introduction au Design Thinking qui a réuni plus de 400 jeunes de 18 à 30 ans. Initiée par le président de Desjardins, Guy Cormier, l’activité avait comme ambition de réfléchir à des solutions aux enjeux actuels. 

Les jeunes, provenant de tous horizons, devaient préalablement choisir un thème (environnement, éducation et emploi, finance et économie) et écrire une lettre de motivation pour participer à l’événement. Ainsi, un groupe de huit d’entre eux a été invité à relever le défi proposé par 42 Québec sous le thème de l’accès à une école équitable, inclusive et adaptée. 

L’objectif de l’atelier était de répondre à la question : Comment pourrions-nous repenser les modèles éducatifs (en contexte scolaire ou d’apprentissage tout au long de la vie) pour permettre aux jeunes de développer les compétences associées à l’économie numérique d’aujourd’hui?

DÉROULEMENT DE LA JOURNÉE

L’animation de l’atelier de Design Thinking du parcours Bâtir avait été confiée à Marie-Christine Messier de La Factry. Elle a d’abord présenté les 5 étapes que les jeunes allaient vivre au cours des quatre heures suivantes. Il s’agissait donc d’un atelier de Design Thinking en accéléré, puisqu’habituellement, chaque étape peut durer une journée.

1- EMPATHIE

Les huit membres de l’équipe, qui ne se connaissaient pas et qui provenaient d’horizons très diversifiés, se sont rapidement mis en action pour découvrir le défi proposé dans un document de mise en contexte qui leur a été remis. Ils ont, dans un premier temps, posé des questions sur la formule 42 Québec, auxquelles Martin Boivin, directeur général de Québec numérique, et Martine Rioux, vice-présidente du conseil d’administration, ont répondu. Les sujets de l’éducation en général et des compétences qui deviennent incontournables dans le monde d’aujourd’hui, autant au travail que dans la vie de tous les jours, ont ensuite été abordés.

Nous en avons profité pour leur présenter le Référentiel québécois des compétences du futur de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), ce qui a fait écho chez le groupe. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la CPMT est le principal partenaire financier de 42 Québec.

2- DÉFINITION

C’est le moment où l’on a complété la carte d’empathie et construit un persona, avec les conseils du facilitateur, David Pan, coach agile chez Desjardins. Ces outils ont permis de définir ce dont les jeunes ont besoin pour se sentir engagés, motivés à apprendre, et valorisés dans leur milieu scolaire, et dans la vie en général.

 

3- IDÉATION

C’est l’étape où on a imaginé toutes sortes de propositions permettant de répondre à la question du départ. Chaque proposition devait commencer par « Et si… ». Une fois les propositions individuelles rédigées, chacun a partagé son top 4 aux autres en les apposant sur un tableau. 

C’est à cette étape que la chimie du groupe s’est installée définitivement, en découvrant que leurs idées convergeaient vers des thèmes communs. On a bien senti que tous se donnent le droit de rêver à de meilleurs contextes d’apprentissage inclusifs. 

Nous avons terminé l’idéation par un vote pour déterminer les idées les plus intéressantes pour la suite de l’atelier, en classant les idées par thème : la collaboration au cœur de la pédagogie, l’apprentissage dans la pratique, revoir le système d’évaluation. C’est le premier thème qui l’emportera!

4- PROTOTYPAGE

C’est ensuite le moment de passer de l’idée au concept. Après des hésitations de départ, les jeunes sont parvenus à développer un prototype de programme qui pourrait être proposé dans les établissements d’enseignement à titre de programme particulier. Celui-ci serait composé de projets collaboratifs, répondant aux intérêts des jeunes, et favoriserait le développement des compétences transversales. À terme, l’objectif serait de déployer le programme pour en faire une offre régulière et non plus un programme optionnel.

5- TEST

Il fallait ensuite tester le prototype. L’équipe a alors présenté son concept à deux autres équipes et répondu aux questions et commentaires. Le programme collaboratif a été très bien reçu. Les commentateurs se sont demandé comment généraliser ce genre de programme dans les écoles et le faire reconnaître par le Ministère de l’Éducation. Tous s’entendent pour dire que les compétences transversales sont devenues essentielles et que l’école « traditionnelle » ne les met pas assez en valeur.

UNE CONCLUSION INSPIRANTE

Au terme de la journée, l’ensemble des jeunes a été réuni dans la grande salle de la Tohue pour une dernière activité de partage. Deux autres équipes avaient travaillé sur la thématique de l’éducation, et les trois équipes ont présenté leur affiche respective. L’apprentissage par les pairs, l’entraide et la collaboration, le système d’évaluation par pointage et rétroaction, les parcours personnalisés; les idées convergent. Tous ont le sentiment d’avoir accompli un pas pour l’avenir et osent croire que leurs prototypes pourraient se concrétiser.

C’est finalement Guy Cormier, le président de Desjardins, instigateur de l’événement, qui a clos cette journée. Ceci étant dit, il a été présent et a assisté aux discussions tout au long de l’atelier. Il nous a offert un résumé des discussions qu’il a entendues sur l’environnement, l’éducation, l’emploi, le logement, la finance et l’économie.

« Vous avez tous envie de changer le monde et vous êtes en mode solution. Vous avez bâti sur les idées des uns et des autres. Vous avez fait preuve d’audace, de perspicacité. Bravo! »

Il a conclu en invitant les jeunes à l’action. « Je vais porter vos idées, mais n’attendez pas. Vous avez le devoir de vous mettre en action. Faites le premier pas pour que vos idées se concrétisent. »

Merci à Desjardins d’avoir permis à 42 Québec d’être partenaire de l’événement Rêver l’impossible.


Cet article a d'abord été publié sur le site Web de 42 Québec : https://42quebec.com/blogue/rever-limpossible/ 

mardi 7 février 2023

Classe de français et autres dérives systémiques

 

D’aussi loin que je me rappelle, j'ai toujours aimé lire, aimer écrire. Ça a toujours est difficile pour moi de comprendre comment on apprend à écrire de la bonne façon. Pour moi, ça s'est fait naturellement. Aujourd'hui, je vis de ma plume (de mon clavier, en fait) et c'est ce que je fais depuis toujours. Je ne peux pas m'imaginer faire autre chose.

Quand je parle avec des gens, ils pensent que j'avais tout bon à l'école en français. Oui, j’avais des bonnes notes, j’avais des idées. Mais quand il fallait écrire de façon formatée en respectant des consignes bien précises, ce n'était pas ma force. L'écriture, c'est un exercice de créativité, d'imagination, qui devrait être sans limite. À l'école, on avait toujours un carcan de normes à respecter pour répondre aux exigences du programme, du ministère.

Maintenant, je vous transporte en 2023. Est-ce que les choses ont changé? Apparemment non. C'est l'histoire de ma fille qui a grandi avec des tonnes de livres autour d’elle et qui aimait se faire lire des histoires, mais qui n'aime pas lire tant que ça. C'est l'histoire de ma fille qui a souvent le syndrome de la page blanche quand elle a un texte à écrire. Elle a toujours eu de bonnes notes quand même. Quand la motivation n’était pas au rendez-vous, je me transformais en coach inspirationnel.

Pendant la pandémie, une belle occasion s'est présentée durant tout le temps de l'école à la maison. J'ai passé beaucoup de temps avec elle pour l'aider dans ses rédactions. Je ne le faisais pas à sa place, je lui donnais de la rétroaction en direct. Je lui expliquais pourquoi, je lui montrais comment, je la faisais réviser et corriger. Bref, elle avait un accompagnement personnalisé. 

Et waouh, les résultats ont été au rendez-vous. Quand elle est retournée en classe, je n'étais plus à ses côtés pour la conseiller, pour lui dire quel mot utiliser à la place de, as-tu pensé à, etc. Elle s'est retrouvé avec les meilleures notes de sa vie en français écrit. Qu'est-ce que ça veut dire? Qu'avec de l'aide, tout est possible. Elle a eu son premier Méritas en français en secondaire 4. Elle était bien fière. 

Cette année, en secondaire 5, quand elle a eu son premier cours de français. Elle m'a texté (oui, elle utilise son cellulaire en classe!) pour me dire : « Maman, la prof est géniale, tu l'aimerais tellement, je vais aimer mon cours de français cette année ».

Et c'était vrai. Depuis le début de l’année scolaire, son enseignante propose des activités intéressantes, des lectures actuelles, des balados captivants à écouter, des films en lien avec les lectures faites, des présentations orales engageantes. Ma fille n'avait jamais autant aimé un cours de français et c’est grâce à son enseignante.

Mais voilà, tout a basculé par un beau jour de janvier. Elle est revenue à la maison en me disant qu'elle avait un devoir de français à faire. Il fallait qu'elle rédige 6 (!) sujets amenés sur deux sujets différents, donc 3 pour chaque sujet. 

Je me suis tout de suite douté de ce qui se passait.

Moi : Vous êtes en préparation de l'épreuve ministérielle de fin d'année?

Fille : Oui, c'est ce que l'enseignante nous a dit. Elle va nous montrer comment faire dans les prochaines semaines et pas mal pour le reste de l'année.

Moi :  … (Je suis sans voix)

Fille :  Ça avait l'air de la stresser encore plus que nous.

Moi, sans filtre : Je ne peux pas croire que les choses n’ont pas changé. Après, on se demande pourquoi les jeunes n'aiment pas le français.

Il y avait une sélection de sujets. On a choisi le féminisme et l’enseignement en ligne et on a fait le devoir ensemble. Et attention, il ne fallait surtout pas laisser transparaître une opinion dans ce sujet amené, ça va venir après! Sérieusement, qui écrit un sujet amené de trois phrases dans la vraie vie? Même moi, je ne fais jamais ça. Une phrase ou deux, peut-être, mais trois!? 

Le pire dans tout ça, c’est qu’en l'espace d'une période, son enseignante était passée de prof « cool » à prof qui allait les « entraîner » à réussir l'épreuve (le mot est si bien choisi) ministérielle de français de secondaire 5. Allô la motivation autant pour les élèves que pour l'enseignante!

Je n’ai pas de solutions. Je ne sais pas comment on devrait évaluer la qualité du français écrit chez les élèves. Mais quelque chose me dit que cette façon n’est pas la meilleure. C'est peut-être la moins pire qu'on ait trouvé jusqu'à maintenant. Y a-t-il quelqu’un qui cherche une bonne pratique?

Je me doute déjà que, la semaine prochaine, on va pratiquer le sujet posé, et la semaine suivante, ce sera au tour du sujet divisé. Après, on va apprendre à bâtir un argumentaire. On va construire une belle recette de texte formaté, comme dans le temps, comme toujours. Pourtant, le français, ça devrait plutôt être d'apprendre à donner du sens à sa pensée, apprendre à s’exprimer, à jouer avec les mots, à faire des sonorités.

Dans les prochaines semaines, je vais mettre mon habit de coach motivationnel. Je vais aider ma fille à réussir cet examen, à pratiquer. Je n'ai pas le choix. Le système est fait comme ça.

J’ai tellement une pensée pour les autres élèves, les jeunes qui n’ont pas des parents qui, comme moi, prennent plaisir à s'amuser avec le français. Toutes ces jeunes dont les parents ne cessent de répéter que « le français, c’est compliqué, pis c pas grave si tu passes pas ». Ou ces jeunes dont les parents immigrants ne connaissent pas le français et ne peuvent pas les aider. Le français n’est pas la langue la plus facile à apprendre. Pourtant, elle est si belle. 

Là, je me mets déjà à penser à l'année prochaine. Quand ma fille va commencer le cégep, avec les cours de français obligatoires, avec ces superbes dissertations qui n'en finissent plus et qui sont tout aussi formatées que le reste.

À un moment donné, si on veut vraiment que les jeunes s'intéressent à la langue française, aient envie de l’apprendre, aient envie de lire, de faire des découvertes, d'écrire, de s'exprimer en français, il va peut-être falloir faire les choses autrement.


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En complément : Quelques pistes de réflexion pour sauver la langue française : une discussion avec la professeure de didactique du français, Priscilla Boyer, et la didacticienne du français, Suzanne-Geneviève Chartrand. On y parle des notes, des élèves, des examens... et si on parlait aussi des pratiques (inefficace) d'enseignement.

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