vendredi 17 décembre 2021

Un esprit sain dans un corps sain

 



Ça fait une douzaine d'années que je m'entraîne. Sur une base régulière. C'est vraiment devenu un mode de vie pour moi. J'ai toujours été une fille active. Workout, aquaforme, cardiopoussette, patin, marche, etc.

Mais je me rappelle encore du 3 octobre 2009. J'étais tannée de ne pas avoir d'énergie et j'avais pris du poids, pas mal de poids. Aujourd'hui, peu de gens autour de moi s'en souviennent. Ou bien les gens que je connais depuis moins de 10 ans ne le savent pas. Ce jour-là, je suis entrée au Planète Gym Fitness, située dans la même bâtisse que De Marque où je travaillais à l'époque. J'avais pris rendez-vous avec Jack et ça a changé ma vie, pour vrai.

Premièrement, il m'a convaincu qu'il n'y avait pas que l'entraînement dans la vie, il y avait aussi la nutrition. Je dirai même il y a surtout la nutrition. J'ai tout revu mes menus. Pendant les premiers mois, je ne trichais pas du tout, comme on dit. J'étais déterminée. Les changements ont été radicaux. Oui, sur la balance, mais surtout sur mon moral et sur mon niveau d'énergie. 

Ensuite, il m'a montré à m'entraîner sans me brûler. Parfois, il ne sert à rien de trop en faire. Il faut juste faire la bonne affaire! Et il faut s'accorder des pauses de temps en temps, ne pas toujours faire la même choses, etc.

J'étais en route vers un nouveau mode de vie durable. Plusieurs personnes abandonnent. Pour moi, ça n'a jamais été le cas. Bien sûr, je triche un peu plus souvent sur le plan alimentaire, mais disons que mon corps me le rappelle assez vite. Je connais la différence sur mon énergie. Pour moi, c'est flagrant. Alors, ça ne me dit pas de me sentir amorphe. Je n'ai plus de poids à perdre, je m'assure de garder l'équilibre pour me sentir bien.

Je sais le chemin que j'ai parcouru, je connais les bénéfices, je n'ai pas envie de revenir en arrière. Ce qui m'aide, c'est que je n'ai jamais été trop attirée par la malbouffe, je ne me suis jamais perdu dans un sac de chips ou une boîte de biscuits, je ne suis pas une grande buveuse d'alcool. Peut-être que c'est plus facile, je ne sais pas.

Depuis, j'ai quitté le Planète Gym comme lieu d'entraînement quand j'ai changé d'emploi. Je me suis entraînée au MaxiForme Fitness parce que ce centre était plus près de mon nouveau lieu de travail. J'ai aussi découvert la plateforme en ligne de Beachbody. Au début, ça me faisait un bon complément avec le gym physique. J'alternais. Avec la pandémie, le gym en ligne l'a emporté définitivement. Je me suis mieux équipée à la maison. Je me suis fait une routine d'entraînement. J'ai essayé de nouveaux programmes. Je me suis même mise au yoga, que je dénigrais pourtant depuis toujours. Cela a définitivement contribué à maintenir ma santé physique et mentale. 

J'ai gardé le cap. J'ai la motivation nécessaire pour le faire et j'y tiens. C'est inscrit dans mon quotidien. Plus souvent le matin, mais pas trop tôt quand même! Tout comme, je ne peux pas passer une journée (sauf exception) sans aller aussi prendre une marche à l'extérieur, le midi ou le soir après souper. Certaines de mes voisines me trouvent drôle de sortir tous les jours marcher. Pour moi, c'est vital. Je suis une fille de l'extérieur. Quand je vais au chalet, je marche encore plus dans la montagne, dans la forêt. J'ai maintenant l'habitude de me mettre un balado dans les oreilles. Parfois, je profite juste des bruits ambiants. Je fais le vide. C'est nécessaire.

J'ai gardé le cap aussi sur la nutrition. Je suis encore pas mal ce que Jack m'avait donné comme plan d'alimentation (pourquoi changer une formule gagnante?). Cela rejoint beaucoup le Portion Fix proposé par Beachbody. Quand on commence à s'informer, on se rend compte que c'est la base. Avec le temps, j'ai lu sur le sujet (surtout les incontournables livres de Hubert Cormier), j'ai appris à adapter des recettes, à faire des choix plus éclairés, à lire les étiquettes des valeurs nutritionnelles. Mon dieu, que je peux avoir des surprises des fois sur des produits. Je les remets sur la tablette rapidement. Pourquoi on ne nous apprend pas à lire les étiquettes à l'école? Il y a tellement de produits qui se prétendent santé qui sont remplis de gras, de sucre ou de calories vides. Une barre tendre avec 2-3 grammes de protéines, laisse faire, ce ne sera pas soutenant ça.

Je ne vous cacherai pas que c'est dur parfois de manger plus intelligemment. Dans un groupe, il y a toujours quelqu'un qui va faire une remarque, qui va tenter de vous influencer, qui ne comprendra pas. À la maison, il faut planifier. En déplacement, c'est encore pire, il faut prévoir s'amener des collations, si non, oublie ça. Les restaurants et les dépanneurs offrent si peu d'options intéressantes. Il faut trouver un supermarché. Bref, ça prend de la détermination et de la planification. Mais quoi, j'ai le droit de faire attention à moi, de manger et de bouger comme je veux. Je ne suis pas prisonnière des normes ou de certaines tendances. Comme je l'ai dit plus haut, je mange et je bouge pour me sentir bien tout simplement. Après 12 ans, je pense que je commence à avoir un peu d'expérience en la matière quand même!

Cet automne, mon horaire était chargé (trop, je l'ai déjà dit) et j'ai été tenté de laisser de côté mon entraînement quotidien à quelques occasions. Mon corps me l'a vite rappelé. Il veut bouger. Il doit bouger. Je passe mes journées assissent devant l'ordinateur. C'est nécessaire de s'activer pour retrouver de l'énergie, de la flexibilité, du mouvement. Notre corps n'est pas fait pour être statique. 

Sport et nutrition sont un duo inséparable. Mais ils ne sont pas complets sans le sommeil. Ça aussi, il faut l'apprendre avec le temps. On ne peut pas brûler la chandelle par les deux bouts. Notre cerveau et notre corps ont aussi besoin de se regénérer et c'est en dormant qu'ils le font, en dormant suffisamment et d'un sommeil réparateur surtout. D'ailleurs, dans le trio, ce sont le sommeil et l'alimentation qui sont les plus importants. Ce texte que j'ai lu la semaine dernière explique à merveille la relation entre les deux. Je vous conseille fortement de le lire si le sujet vous intéresse.

Peu de gens connaissent cette facette de moi, je ne parle pas tant que ça de ce que je considère plus personnel. Pourtant, si je pouvais aider ne serait-ce qu'une personne à changer ses habitudes, j'en serai bien heureuse. Je sais la différence que ça a fait pour moi. Et c'est pour la vie.

*Ce texte fait partie de la série 12 jours avant Noël.


jeudi 16 décembre 2021

L'effet de groupe (et le battement d'aile du papillon)

 


La devise de la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval est « Scientia Animoque Praeesse » qui signifie  « Exceller par le savoir et par le caractère ». (Source : Wikipédia)

Je reviens tout juste de là, de mon examen final en fait. Rassurez-vous tout de suite, ça a bien été. Et comme je viens de passer deux heures à écrire avec un crayon sur une feuille de papier, à effacer, à recommencer et à tenter de structurer ma pensée, je vais probablement être plus brève ce soir (en lisant, vous verrez que je vous ai menti!).

Hier soir, j'ai écris que l'un des thèmes de mon automne avait été le numérique responsable et durable. Il y a une autre constante qui est revenu à plusieurs reprises et c'est l'effet de groupe. Je m'explique et je ferai aussi le lien avec la devise de la FSA.

Je n'apprendrai rien à personne en disant que nous vivons dans un monde d'incertitude où les changements brusques peuvent survenir rapidement. Il suffit d'avoir écouté le bulletin d'information de ce soir, mais je ne parle pas uniquement de cela. Les emplois sont en mutation. De nouvelles technologies sont créées chaque jour. La course aux innovations s'accélère.

La seule certitude est qu'il faudra s'adapter aux transformations. S'adapter, oui, mais pas seul. Il ne faut laisser personne derrière. Il ne faut pas créer davantage de fractures que celles que nous connaissons déjà. Nous pouvons créer un monde plus inclusif, équitable et juste même si nous sommes dans le changement perpétuel.

Les technologies représentent un puissant outil pour permettre l'adaptation et réduire les inégalités et les fractures. Mais les technologies seules ne feront rien (ou si peu). Ce sont les connaissances et les savoirs auxquels les technologies donnent accès qui feront une véritable différence au bout du compte.

« Les technologies aide à réduire la pauvreté si on développe en parallèle les capacités sociales, humaines et si on donne aux accès à des connaissances. »

« La connaissance est l'intrant principal du processus de l'innovation. Le processus de la gestion de la connaissance est déterminant dans la capacité d'innovation. Les plateformes numériques ne font qu'offrir des espaces et des structures pour faciliter le partage. »

Ce sont des extraits de mes notes de cours de la dernière session.

Dans notre monde en transformation, le savoir est important, tout comme le caractère (qui je comparerais au savoir-être). Dans ce contexte, chaque petit geste individuel compte et chaque petit geste individuel a le potentiel d'avoir une répercussion sur le reste de notre environnement (en bien ou en mal, alors visons le bien). Et lorsque ces gestes s'additionnent, la somme devient l'effet de groupe. Lorsque plusieurs personnes qui croient en quelque chose s'allient, tout devient possible. 

Chaque petit geste compte. Je l'ai entendu au cours du Sommet du développement professionnel en éducation. Je l'ai aussi entendu lors du Grand Rendez-vous de l'innovation québécoise.

Que ce soit dans l'accueil d'un nouvel enseignant dans une école? Dans l'adoption d'une nouvelle pratique en entreprise? Dans la création d'un nouveau lieu d'apprentissage (Allô 42 Québec!) Dans le regard qu'on pose sur un passant croisé dans la rue? Dans une solution qu'on propose? Notre attitude peut changer une dynamique sociale et avoir un impact.

Tout part du battement d'aile d'un papillon et l'effet créé a le pouvoir de transformer la dynamique dans un quartier, dans un lieu de travail, dans une école, etc. et l'effet de groupe s'ensuit. Soyons des agents de changement positifs!

Dans la question à développement de mon examen de ce soir, on demandait « que pouvons-nous faire de plus pour réduire les fractures numériques »? Ma réponse (en résumé) : Continuez. Persévérez. Croire que chaque petite initiative que l'on met en place aura un impact positif et fera une différence. Agir pour que le battement d'aile du papillon ait un effet puissant sur le groupe et nous propulse tous en avant.

*Ce texte fait partie de la série 12 jours avant Noël.


mercredi 15 décembre 2021

Voyage, voyage

 


Je n'avais pas encore décidé de quoi j'allais vous parler ce soir lorsque j'ai entendu au bulletin de nouvelles de 18h qu'Ottawa recommandait aux Canadiens de limiter les voyages non-essentiels à l'extérieur du pays. On le voyait venir. Nous vivrons dans l'incertitude pendant encore des mois (des années?).

Pour ma part, je me compte très chanceuse d'avoir pu me rendre en France il y a quelques semaines (du 21 au 28 novembre) dans le cadre d'une délégation internationale organisée par Québec numérique à Angers. En acceptant de partir, j'étais confiante que les conditions allaient être sécuritaires pour voyager. J'avoue que je ne l'aurais pas fait dans les mois précédents. Et j'avoue aussi que c'est quand même fou la vitesse à laquelle nous avons recommencé à voyager « pour le plaisir » une fois que les frontières ont été réouvertes. J'ai d'ailleurs produit un texte sur le sujet dans le cadre de mon cours. Je vous le partagerai peut-être en bonus dans les prochains jours...

Bref, une fois en France, les mesures sanitaires étaient sensiblement les mêmes qu'ici. Nous étions dans une région où les cas se faisaient plus rares. La troisième dose avait commencé à être administrée massivement à tous les adultes. La vaccination des 5 à 11 ans n'avait pas débuté. Mais, déjà, là-bas, on sentait la nervosité s'installer par rapport au variant Omicron. Le masque venait d'être rendu obligatoire dans les rassemblements extérieurs comme les marchés de Noël. Au retour, à l'aéroport et dans l'avion, le personnel était plus attentif au respect des mesures, avec raison.

En partant, je commençais à rêver à mes prochaines vacances dans le Sud et au voyage à Paris que j'ai promis à ma fille. En revenant, je me disais qu'il fallait définitivement prendre ça un jour à la fois et ne pas faire trop de plan sur le long terme. Ce soir, j'en ai eu la preuve au bulletin de nouvelles.

Et qu'est-ce que je suis allée faire en France? Revoir Angers et nos amis angevins (Allô Claire, Yoann, Constance!) que j'avais déjà eu l'occasion de visiter à deux reprises lors de délégations précédentes avec Québec numérique. Participer à la Connected Week 2021. Entendre parler à nouveau de l'écosystème numérique d'Angers par les équipes d'Aldev, de WeForge et d'Angers Frenchtech. M'inspirer.

Je me sentais plus légère que les fois précédentes puisque je n'étais pas en charge de l'organisation, même si cela m'avait demandé un peu de gymnastique de planification avant de partir. Une fois sur place, j'ai pu profité de quelques temps libres.

Nous étions une douzaine de Québécois à prendre part à la mission. Et comme j'en avais déjà eu la preuve lors des missions précédentes, les liens qui se tissent entre les participants sont incroyables. J'ai rencontré des personnes que je n'aurai peut-être jamais rencontré au Québec et qui sont devenus des contacts importants (Allô Justine, Jonathan, Véronique et Lynda). J'ai pris le temps de jaser avec chacun des participants. Et puis quand on se rend tous ensemble dans le même minibus pour aller passer un test Covid, il y a de quoi resserrer les liens et la solidarité dans un groupe!

Pour nous, le moment marquant de la mission a définitivement était la visite personnalisée au Carré Cointreau, suivi de l'atelier de cocktail. Quoi? Les missions ne sont pas seulement faites pour être sérieuses et protocolaires! Bref, il y avait de quoi nous convaincre que le fameux triple sec qui est à la base du Cosmopolitain et de la Margarita n'a rien de la liqueur de « matante ».

Plus sérieusement, la journée Transition numérique de la Connected Week a été mon coup de coeur professionnel de la semaine. Des conférences sur la cybersécurité et le numérique responsable étaient au programme, en plus de la remise du prix Design4Green qui permettra à une équipe de jeunes ingénieurs de venir à Québec pour l'édition 2022 de la Semaine numériQC. La thématique du numérique responsable semble d'ailleurs avoir été le fil conducteur de mon automne. Je vous offrirai le compte-rendu d'une conférence dans les prochains jours également.

Et je ne pourrai pas passer sous silence, la présence de ma partenaire d'animation du Réseau ADN, Annie Chénier. Je vous avais déjà dit que nous tenions la 7e Rencontre nationale en mode virtuel en novembre. Eh bien, nous avons animé le dernier atelier du 24 novembre en direct des bureaux d'Aldev. Nous avons eu quelques problèmes de connectivité et, au final, c'est Annie qui a animé seule et je me suis limitée à une présence invisible, mais dans l'ensemble, l'expérience a été concluante pour les participants. C'était un beau défi à relever.

Maintenant que je suis de retour, je garde de bons souvenirs de cette mission internationale. Surtout, je me dis que j'ai vraiment choisi le bon temps pour partir. Moi qui aime tant voyager, je ne sais vraiment pas quand je repartirai.

En complément, vous pouvez aussi lire deux articles que j'ai rédigé pour l'École branchée en lien avec cette visite en France : 

*Ce texte fait partie de la série 12 jours avant Noël.



mardi 14 décembre 2021

Apprendre tout au long de la vie

 


J'en ai parlé un peu plus tôt cet automne. Je suis inscrite au cours Les SIO et le développement durable à l'Université Laval. Ce cours fait partie du Diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en gestion des affaires numériques que j'ai entrepris à l'hiver 2021. Je reviendrai sur le contenu du cours lui-même plus tard. Je vous en ai déjà donné un bon aperçu dans mon billet précédent.

Pourquoi avoir entrepris cette démarche? Depuis toujours, j'ai aimé l'école, aimé apprendre, aimé développer de nouvelles compétences. Au fil des ans, j'ai acquis une solide connaissance en transformation numérique et beaucoup d'expérience dans le domaine. Je cherchais depuis quelques années une formation qui me permettrait d'apprendre dans un domaine qui me passionne. Et j'ai trouvé!

C'est aussi parce que je crois à l'importance de l'apprentissage tout au long de la vie. Notre savoir ne doit pas être figé dans le temps. Surtout dans le monde dans lequel nous vivons, ce monde qui est en constant changement et où les évolutions s'accélèrent.

Retourner aux études alors qu'on est sur le marché du travail, c'est quand même un défi. Intellectuel : il faut libérer de l'espace dans son cerveau et se mettre en mode « études ». Temporel : il faut prévoir le temps nécessaire pour assister aux cours et faire les travaux.

Lectures obligatoires, travaux d'équipe, date de remise, participation aux forums, examens, etc. Je suis replongée dans le monde universitaire, à raison d'un cours par session. Les deux premières sessions été assez faciles. L'automne a été plus difficile. J'en ai parlé dans mon billet précédent, ce fût le retour des examens en présence à l'Université. 

Moi, un crayon, une efface et la feuille d'examen pendant deux heures. L'angoisse, avant d'arriver. Me dire que c'était pas si pire finalement, après. Ce que j'ai trouvé le plus difficile? Écrire d'un trait des réponses élaborées, sans pouvoir faire de copier-coller, effacer des bouts, reformuler, interchanger des phrases. Bref, l'écriture traditionnelle sans le mode numérique. Cela est assez archaïque comme façon de dispenser des examens, mais cela semble être la norme encore dans nos établissements d'enseignement supérieur.

En ce moment, je suis en train de me préparer mentalement pour l'examen final qui a lieu ce jeudi. Je devrais d'ailleurs être en train d'étudier au lieu d'écrire ce texte! Ce deuxième examen en présence est un peu moins insécurisant que le premier mais j'ai l'impression de ne pas y avoir mis assez de temps. J'ai tellement eu un automne chargé. Je suis même en réflexion à savoir si je vais prendre un cours à l'hiver ou si je vais prendre une pause d'une session, histoire de reprendre un peu plus le contrôle sur mon agenda.

Le fait de retourner aux études m'a aussi permis de faire quelques constats :

  1. Nous sommes plusieurs professionnels à suivre des cours en parallèle de nos carrières. Plus j'en parle autour de moi, plus je découvre des gens qui sont dans la même situation que moi. Je trouve cela motivant et stimulant. (Go, tout le monde, on est capable!)
  2. Je performe plus sur la pression du délai qui approche (je le savais pas mal déjà mais j'en ai une autre preuve).
  3. J'ai beau dire à ma fille de se préparer à l'avance pour ses examens, elle est pas mal comme moi (voir le point 2!).
  4. D'ailleurs, elle m'a servi quelques « Maman, tu ne devrais pas être entrain d'étudier en ce moment » au cours de l'automne. (Je n'ai plus aucune crédibilité lorsque je lui dis de ne pas procrastiner!)
  5. J'adore la dynamique que ça crée entre la maman et la fille étudiantes.
Finalement, au-delà de mon expérience personnel, si je vous parle d'apprendre tout au long de la vie aujourd'hui, c'est que ce thème a aussi été un fil conducteur de mon automne. Le développement professionnel, la formation continue, ont été des thèmes forts dans les activités de l'École branchée. Mon amie Laurie m'a fait découvrir sa démarche de l'Alter-prof. Nous avons publié un numéro du magazine entièrement consacré au sujet : « Entreprendre sa formation continue du bon pied ». Vendredi dernier, j'ai assisté au Sommet du développement professionnel en éducation

D'ailleurs, saviez-vous que les enseignants du Québec ont maintenant l'obligatoire de consacrer du temps à leur développement professionnel? Plusieurs professionnels ont aussi cette obligation. Vous voulez mon avis? Il devrait en être de même pour tous. D'ailleurs, cela ne devrait même pas être une obligation. Oui, je sais, cela demande une volonté et un désir d'apprendre très fort. Pourtant, le monde dans lequel nous vivons nous amènera vers l'apprentissage perpétuel.

Le principe d'apprendre tout au long de la vie devient une évidence. La plupart des métiers qu'on enseigne à l'école se transformeront dans les prochaines années. De nombreux emplois n'existent pas encore. On ne cesse de parler de développement des compétences numériques, de requalification de la main-d'oeuvre, de reconnaissance des acquis. D'ailleurs, je ne vous ai pas parlé de 42 Québec, ce nouveau lieu d'apprentissage des métiers du numérique qui a enfin été inauguré à Québec le 2 décembre. Vous pouvez relire une partie de l'histoire de cette école qui n'en est pas une ici. 78% des étudiants y effectuent d'ailleurs un retour aux études pour se qualifier dans un nouveau métier.

Apprendre à apprendre devrait maintenant être une compétence que l'on transmet aux jeunes, mais on semble en être encore loin dans le système scolaire actuel. Bon, ça, c'est définitivement un autre sujet que je n'aborderai pas aujourd'hui... il faut que j'aille étudier!

*Ce texte fait partie de la série 12 jours avant Noël.



lundi 13 décembre 2021

12 jours avant Noël

 


Le décompte est commencé avant Noël. Je n'avais pas réalisé avant aujourd'hui qu'on était si près de ce jour. Après avoir pondu un superbe billet sur l'organisation du temps et du travail au début de l'automne, j'ai complètement perdu le contrôle de mon agenda. Oui, bien sûr, j'ai réussi à respecter certains des principes énoncés, mais certainement pas tous. J'ai surtout appliqué le dernier point : se donner le droit à l'erreur. Toute démarche semble être un perpétuel recommencement.

Bref, mon automne a été un véritable feu roulant et ce n'est pas tout à fait terminé. Comme il reste maintenant 12 jours avant Noël, je tente de reprendre mon souffle et de jeter un regard sur les derniers mois. Surtout dans la perspective de tirer des apprentissages, de faire des ajustements pour l'avenir et de retrouver un certain équilibre.

Je ne suis vraiment pas à plaindre. Je fais ce que j'aime, avec des gens que j'aime, mais la partie loisirs à un peu pris le bord depuis quelques semaines. Comme j'aime être dans l'action et que je suis la première à vouloir faire avancer des projets ou à sauter sur de nouvelles occasions, je me retrouve aussi souvent débordée. Puis, je coche des éléments de la liste et je recommence (ou je continue!). Il faut croire que je ne suis pas si mal ainsi, malgré tout.

Et voilà, je me lance quand même un défi. J'ai décidé de vous partager quelques réflexions, constats et défis de mon automne. Un petit texte par jour d'ici Noël. Toutes ces idées que j'ai accumulé au cours de l'automne et que je n'ai pas trouvé le temps d'écrire ou d'autres idées qui viendront au fil des jours. 

Voici le programme que je vous propose, dans l'ordre ou le désordre, on verra bien :

  1. Apprendre tout au long de la vie
  2. Voyage, voyage
  3. Se sortir de sa zone de confort 
  4. Numérique responsable et durable
  5. Un esprit sain dans un corps sain
  6. Accompagnateur, facilitateur, passeur
  7. L'effet de groupe (et le battement d'aile du papillon)
  8. Vivre en communauté
  9. Trop, c'est comme pas assez
  10. Veiller au grain
  11. Nos enfants et le monde 
  12. Et après...

Êtes-vous prêts pour le vrai décompte? Ça commence!

Merci à Anick Loisel et à l'équipe du TechnoCentre TIC de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine pour la carte de voeux qui apparaît sur l'image.

jeudi 11 novembre 2021

J'aime le français!

 


Est-ce que ça prend du courage pour clamer son amour pour la langue française en 2021? Malgré toutes les campagnes de publicité du gouvernement qu'on entend et voit dans les médias, ça ne fait pas très « in » de dire qu'on aime le français.

Ça fait une escousse que j'ai envie d'écrire ce billet et pourtant, je le remettais constamment à plus tard. Et puis, il a fallu qu'il se passe toute une série d'événements pour que je me décide enfin.

Je gagne ma vie en jouant avec les mots. Depuis toujours, j'ai aimé découvrir de nouveaux mots, les assembler, les entre-mêler, leur donner du sens, leur donner une nouvelle vie. J'aime aussi lire ce que les autres font de ces mots, voir jusqu'où l'imagination peut les porter. 

Oui, le français n'est pas toujours une langue facile. Il y a des exceptions, des lettres muettes qui nous compliquent la vie et tout un tas de règles grammaticales. Et pourtant, si on se donne la peine, il est possible de l'apprivoiser, de l'apprécier, de l'aimer, même!

Je ne suis pas une puriste du français. Vous l'avez vu, j'ai utilisé un mot en anglais dans le premier paragraphe. Scandale? Non! Parce que le français est vivant. Il s'inspire de ce qui l'entoure. Il se transforme et s'adapte.

Pour moi, il n'y a pas « un » français, il y a plusieurs français. Qui prennent toutes sortes de couleurs et d'accents selon les villes, les régions, les peuples. Et c'est ça, la beauté du français. Ce n'est pas une langue figée dans le temps. C'est une langue qui évolue avec ceux qui la parlent. Du coup, j'adore découvrir les expressions d'ici et d'ailleurs.

Par contre, je crois qu'il est important de parler et d'écrire un français correct. T'sé, ce n'est pas parce qu'on se texte qu'il faut écrire en acronyme. J'ai toujours porté une attention particulière à ça. Je texte toujours comme si j'écrivais un courriel. Oui, ma fille me répond en « français codé », mais je sais aussi que ça l'amène à mieux écrire, à lire un français structuré, à voir l'importance de la langue.

C'est un exemple de petit geste. Avec ça, je veux dire qu'il nous appartient à chacun de nous, francophones ou francophiles, de faire notre part pour faire la promotion du français. Écoutez les chansons de Patrice Michaud, vous n'entendrez jamais un mot d'anglais. Ce n'est pas anodin.

Je suis dans le milieu des technologies où les expressions en anglais sont légions. D'ailleurs, depuis que je suis des cours à l'université dans ce domaine, cela me saute aux yeux constamment. Il y a du travail à faire dans ce domaine. À la dernière session, quand l'enseignant parlait de « cloud computing » et d'« IoT », je lui ai remis un travail qui parlait d'infonuagique et d'internet des objets.

Bref, pour moi, c'est ultra important de faire un effort et de porter une attention particulière pour vivre en français. Ça fait partie de mes valeurs. Il faut dire que j'ai grandi dans un milieu où c'était valorisé. Il y a des familles où, à l'arrivée d'un nouveau membre qui ne parle pas français, on s'empresse de lui donner des notions de base pour qu'il apprenne rapidement les rudiments. Il y a d'autres familles où on se met tout simplement à parler le langage de l'autre. J'ai grandi dans le genre de famille qui est dans la première catégorie.

Et tout ça ne veut pas dire que je suis fermée aux autres langues. Au contraire, je me considère comme étant bilingue en anglais (même si j'ai un accent terrible), j'ai une base en espagnol et je connais quelques mots dans d'autres langues. Je trouve que c'est important, et même nécessaire, de connaître plusieurs langues.

Ce n'est pas parce qu'on chérit une langue qu'on ne peut pas en maîtriser d'autres. Pourquoi s'emmurer dans un univers alors qu'on peut en découvrir plusieurs? Au Québec (et même au Canada), on a trop longtemps vécu dans cette dualité : français et anglais, un ou l'autre ou les deux. Et pourquoi pas autre chose? En Europe, il n'est pas rare de croiser des gens qui parlent trois, quatre et même cinq langues.

Pour moi, c'est un symbole d'ouverture à l'autre. C'est une richesse incroyable de découvrir d'autres langages, ce qui conduit à la découverte d'autres cultures. 

Le français fait partie de l'ADN du Québec (et du Canada aussi, ne l'oublions pas). Cela doit demeurer. Il fait partie de notre histoire et de notre culture. Il appartient à chacun d'entre nous de le mettre en valeur. Cela demande de la vigilance, de la persévérance et de la fierté. Chacun à sa façon. Ça pourrait devenir « in » de bien s'exprimer en français et de rejeter la condescendance de certains à l'endroit des francophones.


Ajout du 13 novembre :

Cette citation avec laquelle je suis entièrement d'accord.

« La langue est une chose vivante, qui évolue, et le français vieillit bien, dit-elle. Il n’y aura jamais de grammaire parfaite du français parce qu’il vit, justement. Le jour où la grammaire du français atteindrait la perfection, ce serait parce qu’il est mort, comme le latin. » 

Karol-Anne T. Auger, président de la section Centre-du-Québec de l'Association québécoise des professeurs de français et enseignante au collègue Saint-Bernard, à Drummondville.

mardi 2 novembre 2021

Donner vie à un événement virtuel #RADN

 


Depuis juin, je suis chargée de projet en transfert de connaissances pour le Réseau ADN. Le quoi? Le réseau des agents de développement culturel numérique. Un acronyme qui porte tout son sens, car il s'agit d'une communauté de pratique qui compte une quarantaine de membres, travaillant pour différents organismes culturels situés un peu partout sur le territoire québécois. Leur mandat : accélérer la transformation numérique du secteur culturel. Bref, ils sont devenus l'ADN de cette transformation dans le milieu de la culture au Québec. 

C'est un mandat à temps partiel, à travers tous les autres projets qui occupent mon automne (trop) chargé! Un mandat très stimulant puisque j'avais participé à mettre sur papier l'idée derrière ce réseau alors que j'étais encore chez Québec numérique. Et aussi, parce que le transfert de connaissances, j'aime ça! J'en fais aussi beaucoup avec l'École branchée (même si on ne le nomme pas comme ça!).

Au cours des derniers mois donc, j'ai jeté les bases de la Stratégie de transfert de connaissances de ce réseau qui a vu le jour en 2019 et dont les membres ont réalisé tant de beaux projets, encore trop souvent méconnus. L'objectif de la Stratégie de transfert est justement de présenter un portrait du Réseau presque trois ans après sa création, de nommer « c'est quoi être un ADN » et « comment la communauté de pratique prend forme ». C'est aussi une occasion de partager des exemples concrets de retombées, parce qu'il y en a eu (beaucoup), bien sûr.

La Stratégie se met en marche et nous avançons rapidement. Je vous dévoile d'autres informations sous peu. En attendant, je vous parle de la Rencontre nationale qui se déroulera les 3, 10, 17 et 24 novembre, en avant-midi. 

Deux fois par année depuis 2019, les ADN se réunissent pour une Rencontre nationale. D'abord en personne, puis en virtuel, pandémie oblige. Nous avions espoir pour cet automne, mais la situation était encore trop incertaine au moment de prendre la décision. Voilà pourquoi quatre demi-journées sont à l'horaire. Après un an et demi de pandémie, la fatigue numérique s'installe. On ne passera pas des journées entières devant notre écran.

Grâce à l'ingéniosité de l'animatrice de la communauté, ma collègue Annie Chénier, les quatre avant-midis devraient se dérouler dans l'action et le partage. Le thème de cette année : « La pratique ADN : la définir et la partager pour faire émerger une culture numérique forte ». À la fin du mois de novembre, les membres de la communauté ADN seront en mesure de vous présenter le fruit de leurs travaux. Des ateliers de travail sont prévus sur le transfert de connaissances dans les organisations, sur le partage des réalisations des chantiers issus de la communauté et sur la définition du rôle d'ADN. Ce sera du travail de coconstruction de groupe. Et, il y aura un wiki qui sera dévoilé à la fin! 

Mais, voilà, donner vie à un événement virtuel et créer un sentiment de groupe, l'effervescence de la réunion, ce n'est pas si évident. Nous avons donc imaginé un kit du participant qui a été envoyé par la poste aux ADN (voir la photo). Avec un peu de personnalisation à faire et des indispensables bonbons et autocollants! Nous espérons que cela contribuera au plaisir de participer à distance. 

Hier, j'ai lancé un appel à tous les ADN afin qu'ils partagent des photos de leur kit du participant dans les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, Twitter, TikTok, etc.). Puis, qu'ils continuent à publier dans les réseaux tout au long des activités de novembre afin de créer une effervescence. Le mot-clic utilisé sera #RADN. Surveillez-le. 

Ce sera une façon de garder des traces de cette Rencontre nationale, même si on la vit à distance. Ce sera notre façon de partager ce que l'on vit ensemble. J'espère qu'ils seront nombreux à embarquer dans le mouvement #RADN. 

Un merci spécial à tous les collaborateurs de cette 7e Rencontre nationale des ADN :

  • L'ingénieuse animatrice de la communauté, Annie Chénier;
  • La quarantaine d'ADN eux-mêmes, avec mention spéciale au nouveau groupe FAB ADN (fabricants de sens autour du wiki en devenir);
  • Jean-Robert Bisaillon et Antoine Beaubien, en soutien indispensable à la création du wiki (Merci d'avoir embarqué dans cette aventure en construction!);
  • Marie-Pier Thibault et Véronique Langlais de Québec numérique pour la logistique événementielle;
  • Sonia Racine de Communagir pour l'accompagnement en transfert de connaissances;
  • Olivier Ross, pour un petit volet plus ludique;
  • Valérie et Mathieu au ministère de la Culture et des Communications, qui nous donnent un appui fort et nécessaire.
À suivre...